Edouard Philippe condamne "la lâche agression" de la députée LREM Laurianne Rossi

Publié à 15h04, le 30 juillet 2017 , Modifié à 15h51, le 30 juillet 2017

Edouard Philippe condamne "la lâche agression" de la députée LREM Laurianne Rossi
Edouard Philippe © AFP

Après Nathalie Kosciusko-Morizet, agressée pendant la campagne des élections législatives, c’est au tour d’une députée LREM d’être agressée sur un marché. Laurianne Rossi, élue macroniste, questeure de l’Assemblée nationale, a été frappée, ce dimanche 30 juillet sur un marché à Bagneux en proche banlieue parisienne, par un homme aux alentours de 11 heures alors qu’elle distribuait des tracts.

Une agression dénoncée unanimement par de nombreux politiques de tous bords et par la totalité des ténors de la majorité. Le Premier ministre Edouard Philippe a ainsi "condamné avec la plus grande fermeté la lâche agression à Bagneux ce matin de la députée Laurianne Rossi, qui a mon amitié & mon soutien".

"Violence injustifiable et inacceptable. On continue !", a réagi Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale. "Céder au populisme ambiant anti-élus, c’est aussi libérer ce genre de comportement", a fustigé de son côté le patron des députés Modem, Marc Fesneau, rejoint par le président de l’Assemblée, François de Rugy :

"Cet homme était clairement hostile à la politique du gouvernement et de la majorité, ses propos étaient véhéments mais il n'était pas forcément agressif de prime abord", a raconté la députée macroniste à l'AFP. L'homme a, selon elle, accusé les élus En Marche d'être des "députés godillots", puis critiqué "la couverture médiatique orientée en faveur d'Emmanuel Macron". "J'ai commencé à lui répondre, mais je n'ai pas eu le temps de finir. Il m'a asséné un violent coup de poing dans la tempe droite et a pris la fuite", a-t-elle expliqué.

Son agresseur a parcouru une vingtaine de mètres selon elle, avant d'être rattrapé par des militants et des commerçants, qui l'ont maîtrisé et ont ensuite attendu la police. "L'auteur a été interpellé quasiment immédiatement. A ce stade, il est en garde à vue", a confirmé une source proche de l'enquête à l'AFP tandis que la députée a déposé plainte. Son agression "semble sans gravité corporelle", a indiqué cette même source mais Laurianne Rossi s'est dite "sonnée, un peu choquée".

Pendant la campagne des législatives en juin, l'ex-députée Nathalie Kosciusko-Morizet (LR) avait été agressée sur un marché, par un maire d'une petite commune de l'Eure. L'édile a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d'amende.

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