En Ile-de-France, EELV préfère l'autonomie et refuse l’alliance avec le Front de gauche

Publié à 06h46, le 16 septembre 2015 , Modifié à 08h17, le 16 septembre 2015

En Ile-de-France, EELV préfère l'autonomie et refuse l’alliance avec le Front de gauche
© AFP

EELV est divisé. Régionaliste, le parti a choisi de consulter ses militants pour décider de la stratégie à adopter dans chaque région : autonomie ou alliance avec le Front de gauche. Si le vote des militants du Nord-Pas-de-Calais-Picardie en faveur d’une alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon a été fortement critiqué dans les rangs des écolos toujours membres d’EELV, le vote du conseil politique régional d’EELV en Ile-de-France devrait les rassurer.

Mardi 15 septembre, ce conseil politique a en effet rejeté l'hypothèse d'une alliance avec les composantes du Front de Gauche au premier tour des élections régionales. A une large majorité. Après deux heures de débat, ont été mis au vote des 47 membres présents (sur 60) du conseil politique francilien d'EELV une motion demandant de poursuivre les discussions avec les composantes du Front de Gauche (PCF, PG, Ensemble) et une autre motion demandant de les clore pour se concentrer sur la stratégie d'un rassemblement "écologiste et citoyen", a expliqué à l'AFP Mounir Satouri, président du groupe EELV au conseil régional. Et celui qui est aussi le directeur de campagne de la candidate en IdF, Emmanuelle Cosse, d’ajouter :

 

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70% ont voté pour clore les discussions et affirmer notre position d'autonomie, contre 30%. Dès demain, nous allons continuer à faire campagne et le prochain rendez-vous phare sera le meeting de lancement de campagne le 23 septembre.

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Le résultat de cette consultation "est un bon chiffre, cela montre qu'il y a une adhésion", a-t-on déclaré dans l'entourage d’Emmanuelle Cosse, ajoutant "dans une période chaotique politiquement, l'écologie est une alternative et avec la COP 21 (conférence sur le climat) on souhaite investir cet espace-là".

Depuis la fin août, EELV vit une crise d’identité avec des pro-gouvernements qui quittent le navire, critiquant "la dérive gauchiste" du parti.

Le 13 septembre, les militants écolos du Nord avait décidé de s’allier aux proches de Jean-Luc Mélenchon. Toujours membre d’EELV, Denis Baupin y avait vu un choix "suicidaire". Celui de l’Ile-de-France devrait lui plaire un peu plus.

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