Énigmatique, Christiane Taubira explique qu"'il n'y a plus de place pour les fidélités dépassées"

Publié à 17h05, le 26 novembre 2016 , Modifié à 10h56, le 27 novembre 2016

Énigmatique, Christiane Taubira explique qu"'il n'y a plus de place pour les fidélités dépassées"
Christiane Taubira. © AFP

HOLLANDELESS FIDELITY - Et si, elle aussi, elle y allait ? Christiane Taubira, candidate à la présidentielle de 2017, via éventuellement la primaire organisée par le PS ? L'ancienne ministre n'a rien laissé filtrer de telles intentions, même si elle a déjà dit par le passé être prête à "se battre" car "ça va trop mal" en France. Elle ressort en tout cas de sa boîte à l'heure où le Parti socialiste se déchire publiquement entre les éventuelles candidatures de Manuel Valls et de François Hollande face à Benoît Hamon et Arnaud Montebourg à la primaire de "La Belle Alliance Populaire" (sans parler de celle d'Emmanuel Macron). Avec, comme toujours, des propos délibérément sibyllins qui prêteront à interprétation. 

Samedi 26 novembre, l'ex-garde des Sceaux participait au "Carrefour des gauches" organisé par Martine Aubry à Bondy. Une petite odeur d'union de la gauche flottait dans l'air de ce rassemblement où se pressaient plusieurs nuances de socialistes, des représentants du PCF et des écologistes. Et Christiane Taubira, qui s'est toujours gardée de faire des commentaires trop acerbes sur François Hollande malgré des "désaccords politiques majeurs", a lâché une petite phrase sur les "fidélités dépassées" qui n'auraient plus de sens aujourd'hui :

Il n'y a plus de place pour les égos, pour les fidélités dépassées. Il n'y a place que pour le dépassement de nous.

Faut-il y voir un pas vers une candidature concurrente à celle du chef de l'État ou vers un soutien à un autre candidat ? On ne sait. "Il ne s'agit pas de nos destins individuels, de nos intérêts partisans, il s'agit du pays, pour éviter son implosion", a-t-elle encore fait valoir, appelant à "retrouver vite, très vite, le goût des gauches"... 

L'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 n'a en tout cas pas épargné le quinquennat de François Hollande, déclarant notamment : "Des mots durs ont été prononcés sous cette législature. Des actes dérangeants, imprévus, difficiles à défendre, ont été accomplis. Ces mots ne s'effaceront pas tout seuls. Ces actes ne s'expliqueront pas tout seuls."

Un bilan assez "dérangeant" pour se battre contre celui qui l'incarne, qu'il soit Président ou Premier ministre ?



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