Et pendant ce temps-là, le député PS Erwann Binet se demande où est le communiqué de Daesh se félicitant des scores du FN

Publié à 15h35, le 07 décembre 2015 , Modifié à 17h21, le 07 décembre 2015

Et pendant ce temps-là, le député PS Erwann Binet se demande où est le communiqué de Daesh se félicitant des scores du FN
© Capture d'écran Twitter

Pour certains, voter FN, c'est voter PS. Pour d'autres, glisser un bulletin du Front national revient à donner sa voix à Daesh. Ni plus. Ni moins.

Ce lundi 7 décembre, au lendemain du premier tour des élections régionales, un socialiste s'étonne donc. Erwann Binet, député PS de l'Isère et rapporteur de la loi Taubira ouvrant le mariage aux personnes de même sexe, s'interroge sur l'absence de communiqué émanant de l'organisation terroriste, à l'origine notamment des attentats perpétrés à Paris et Saint-Denis le 13 novembre.

Sur Twitter, l'élu PS écrit :

"

Toujours pas de communiqué de l'EI pour revendiquer et se réjouir des résultats d'hier soir...

 

"

Tout simplement. Le député PS attend donc –avec ironie, on peut le penser - une réaction de l'organisation terroriste, comme après un attentat. Au lendemain du premier tour des régionales, le niveau du débat est donc élevé. 

Le Front national est arrivé en tête dans six régions au premier tour des régionales : Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, Bourgogne-Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon et Centre-Val de Loire.

Au niveau national, le parti de Marine Le Pen est également premier, recueillant 27,73% des voix.

Le 1er décembre, François Patriat, président PS de la région Bourgogne, avait jugé que "voter FN, c’est voter Daesh". "Daesh fait le boulot du FN. S’il réussit à communautariser les gens, le but est atteint. Marion Maréchal-Le Pen l’a dit elle-même, la campagne du Front national est dynamisée par les attentats", avait-il expliqué, cité par L'Est Républicain.

Lundi 3 novembre, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde craignait que le FN ne "vienne à bénéficier des attaques barbares de Daesh", jugeant par ailleurs que la poussée du parti de Marine Le Pen "favorise la propagande de Daesh".

Le 20 novembre, c'est Éric Coquerel, coordinateur du Parti de Gauche, qui estimait que "le FN est l'allié objectif des terroristes".

Mais cet argumentaire n'a pas attendu le vendredi 13 novembre pour exister. Dès septembre, Gérald Darmanin disait : "La seule chose qui peut faire gagner Marine Le Pen, c’est un attentat 48 heures avant. C’est la candidate de Daesh."

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