Et Ségolène Royal désavoua (à nouveau) le directeur général de la BPI

Publié à 08h02, le 07 mai 2013 , Modifié à 08h11, le 07 mai 2013

Et Ségolène Royal désavoua (à nouveau) le directeur général de la BPI
Nicolas Dufourcq et Ségolène Royal, le 22 avril 2013 (Maxppp).

"Il n'y a que des bons investissements pour la BPI, pas du business !" Ségolène Royal lâche cette phrase au tout début de l'interview qu'elle accorde à Libérationce mardi 7 mai  (lien abonnés). La vice-présidente de la banque publique d'investissement ne peut être plus claire: elle désavoue là le directeur général de l'institution, Nicolas Dufourcq qui jugeait que Florange et Petroplus ne représentaient pas un "bon business" .

Ségolène Royal explique ensuite :

"

Faire du business sous-entendrait qu'on ferait le tri entre ce qui est juteux et ce qui ne l'est pas. Ce n'est pas notre philosophie.

"

La philosophie de Ségolène Royal n'est visiblement pas non plus celle de Jean-Pierre Jouyet, président de la BPI, qui déclarait en octobre 2012 que l'institution financerait "les bons projets, pas les canards boîteux".

Là encore, Ségolène Royal rame dans le sens inverse :

"

Il est détestable de parler avec morgue de canards boiteux pour désigner des entreprises et des salariés qui souffrent.

"

Ce n'est pas la première fois que Ségolène Royal désavoue Nicolas Dufourcq. Elle avait déjà qualifié de "grave dérapage" ses propos sur Florange. Et avait pris soin de le court-circuiter lors du deuxième conseil d'administration de la BPI.

En fin d'interview, Ségolène Royal lâche cette phrase énigmatique: la BPI "ne doit pas être un jouet aux mains de quelques inspecteurs de finances". On vous laisse deviner la profession de Nicolas Dufourcq...

Edit 8h08: ajout de la citation de fin et lien interview

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