François Fillon se voit en sauveur de "l'éthique politique" face à Jean-François Copé

Publié à 22h00, le 11 décembre 2012 , Modifié à 23h16, le 11 décembre 2012

François Fillon se voit en sauveur de "l'éthique politique" face à Jean-François Copé
(Montage Maxppp)

François Fillon veut jouer le rôle de celui qui prend de la hauteur. Dans une tribune à paraître mercredi dans le Figaro, l'ancien Premier ministre estime que la crise que traverse actuellement l'UMP touche à "l'éthique politique". 

  

Il souhaite que l'UMP puisse sortir "par le haut" de ce conflit, qu'il qualifie de "crise morale". Et avance ne "rien revendiquer" : 

Pour ma part, je ne revendique rien, mais pour tous les autres, je demande le partage des responsabilités pour éviter tout repli clanique et garantir l'équilibre de la ligne politique de l'UMP.

Entre les deux hommes, le bras de fer continue. Après une cinquième entrevue ce mardi, l'entourage de l'ancien Premier ministre avoue encore faire "un constat de désaccord".

François Fillon a répété à son interlocuteur qu'il n'y avait pas "d'autre solution démocratique qu'une nouvelle élection avant l'été 2013". Mais Jean-François Copé, dont le mandat expire théoriquement en 2015, propose un nouveau scrutin en 2014, après les élections municipales, et se tient pour l'heure à cette position.

François Fillon peut s'appuyer sur l'initiative de Bernard Accoyer -qui a voté pour lui mais demeure au groupe UMP- d'organiser mardi prochain une consultation de tous les parlementaires UMP afin qu'ils disent s'ils veulent un nouveau vote "avant l'été 2013". 

Pour la députée Nathalie Kosciusko-Morizet "tout passe forcément par le revote", qu'elle souhaite "avant l'été", "le plus vite possible". C'est ce qu'elle a déclaré lors de Preuves par 3, sur Public Sénat. 

 

Du rab sur le Lab

PlusPlus