Génocide arménien : le MJS dénonce une "censure" de Facebook et écrit à son directeur-général

Publié à 07h31, le 16 juillet 2013 , Modifié à 07h32, le 16 juillet 2013

Génocide arménien : le MJS dénonce une "censure" de Facebook et écrit à son directeur-général

Les jeunes socialistes sont remontés contre Facebook. Selon eux, le réseau social a censuré une de leur publication sur leur "page nationale" au sujet du génocide arménien.

En conséquence, Thierry Marchal-Beck, le président du MJS, a décidé d’écrire une lettre au directeur-général France de Facebook, Laurent Solly, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy. Une lettre mise en ligne sur le site des jeunes socialistes et également relayée sur Twitter:

Contacté par le Lab, Thierry Marchal-Beck explique le pourquoi d’une telle interpellation du patron français du réseau social et la publication à l’origine de ce qu’il dénonce être "une censure" :

On a eu un post sur notre page Facebook MJS, d'une camarade au sujet du génocide arménien, en demandant ce qu'en pensaient les camarades turcs.

A la suite de cela, elle a reçu un message privé lui disant qu'il n'y avait pas eu de génocide. Nous avons publié ce message sur notre page, et cela a été supprimé, arbitrairement.

Le patron du MJS ajoute que le compte de leur community manager a ensuite été suspendu "pendant douze heures". Et explique l’objectif de sa missive, à savoir "le rétablissement immédiat" du post sur leur "page nationale" :

J'ai écrit une lettre pour savoir comment se passe la procédure quand on supprime un post et quand un compte est suspendu un compte. Est-ce qu'il y a un contrôle humain ou pas ?

Pour se justifier, Thierry Marchal-Beck prend en exemple "la publication de propos sexistes, homophobes, antisémites". Il concède "sa surprise" et s'interroge des conséquences, notamment "en période électorale" :

On est surpris de voir supprimé un post qui combat le négationnisme. C'est surprenant de voir supprimé un post politique, sans aucune forme de notification, et que quelqu'un n'ait plus accès à son compte. Ca pose des questions, y compris en période de campagne.

Sébastien Tronche et Ivan Valerio

 

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