"Héros", "tendresse", "émotion" ... les mots de Rama Yade pour parler de Nicolas Sarkozy

Publié à 07h17, le 26 septembre 2013 , Modifié à 07h22, le 26 septembre 2013

"Héros", "tendresse", "émotion" ... les mots de Rama Yade pour parler de Nicolas Sarkozy
Rama Yade et Nicolas Sarkozy en 2007 (Maxppp)

LOVE LOVE LOVE - On savait Rama Yade très admirative devant son ancien président de la République, un "pur produit du sarkozysme" comme elle aime le rappeler. Mais avec la sortie de son ouvrage "Carnets de pouvoir" aux éditions du Moment - document dans lequel elle raconte le quinquennat vu de l'intérieur - et au cours d'une interview pour Le Parisien de ce 26 septembre, l'ancienne secrétaire d'Etat use d'un vocabulaire très ... tendre.

Aujourd'hui conseillère régionale d'Ile-de-France sous l'étiquette de l'UDI de Jean-Louis Borloo, Rama Yade commence par confier à quel point Nicolas Sarkozy est son "héros" lorsqu'elle le rencontre :

Sans lui je ne serais pas en politique ! Quand je le rencontre, je suis bluffée. Il y a beaucoup d'affectif, d'émotion, c'est mon héros. C'est Nicolas Sarkozy qui m'a donné cette flamme intérieure qui déclenche l'engagement.

Lorsque les journalistes lui font remarquer que dans son ouvrage, "on a presque l'impression d'un sentiment amoureux avec le président", Rama Yade commence par s'en défendre. Avant de raconter un épisode qui montre toute la "tendresse" existant entre eux :

Je vous rassure, il n'en est rien (rires). Je suis dans le registre de l'admiration, il m'apprend la politique, c'est mon mentor.

Mais c'est vrai que dans ses premiers pas de président, on faisait beaucoup de voyages, il recevait partout un accueil chaleureux et j'étais fière. Alors, quand au sortir d'un voyage on est épuisés, on s'endort dans l'avion, je prends mon Ipod avec un écouteur, il prend l'autre et on écoute Jean Ferrat ensemble à demi-ensommeillés.

C'est cela aussi la politique, c'est parfois plein de tendresse.

BONUS TRACK ÉLECTIONS

Celle qui pourrait jouer un rôle lors des municipales à Paris explique également que rien n'est encore décidé pour 2014. La mairie de Paris non, la place a été confiée à Christian Saint-Etienne, mais elle n'exclut pas une place sur une liste d'arrondissement :

Jean-Louis Borloo (...) m'a dit qu'il y aura un accord électoral pour les municipales et les européennes et qu'il voudrait bien que je m'engage dans l'une de ces échéances. Je ne sais pas encore laquelle, je verrai là où je suis le plus utile.

A Paris, on ne sait pas encore si les alliances de l'UDI privilégieront le MoDem de François Bayou, avec qui un vrai rapprochement s'est enclenché il y a quelques semaines, ou avec l'UMP. Une stratégie très floue alors même que Christian Saint-Etienne a assuré qu'il n'y aurait que des listes 100% UDI à Paris.

BONUS TRACK VIE POLITIQUE

Si ses relations n'ont pas toujours été au beau fixe avec Rachida Dati, Rama Yade lui lance une fleur ce jeudi dans Le Parisien et assure qu'elle a un avenir politique, usant d'une comparaison avec une autre personnalité, de gauche :

Oui parce qu'elle a de la ressource, elle est résistante, redoutable. Elle est de la trempe de Ségolène Royal.

Du rab sur le Lab

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