Hervé Mariton vire son assistante parlementaire après avoir découvert ses idées d'extrême droite

Publié à 12h51, le 05 juin 2013 , Modifié à 20h03, le 05 juin 2013

Hervé Mariton vire son assistante parlementaire après avoir découvert ses idées d'extrême droite
Le 8 février 2013 à l'Assemblée (Maxppp).

LA PORTE - Hervé Mariton ne veut afficher aucune complaisance. Lorsque Mediapart révèle, jeudi 4 juin, la proximité de l'assistante parlementaire du député UMP avec l'extrême-droite, Hervé Mariton la licencie sur le champ. Et l'annonce le lendemain.

Interrogé sur France Bleu Drôme Ardèche, le député, très engagé à l'époque contre le mariage gay, a assuré ne pas être au courant des accointances frontistes de son assistante :

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J'ai embauché en 2011 une personne dont le CV était impeccable, comme il est normal pour un employeur, j'ai appelé des référents, en particulier des structures dans lesquelles elle avait travaillé précédemment. Et il n'y avait pas de difficulté.

Je dois reconnaître que je n'avais pas vérifié son profil sur Facebook par exemple. Et à dire vrai, dans mes travaux sur l'équipe du numérique pour interdire aux employeurs de vérifier le profil numérique des personnes recrutées.

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Mea culpa d'Hervé Mariton, donc. Il conclut :

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Bref, je n'ai pas fait de vérification. Je découvre aujourd'hui, en particulier par les investigations de Mediapart, des engagements politiques qui sont totalement incompatibles avec une fonction auprès de moi. Cette personne cesse ses fonctions.

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La jeune femme, Jeanne Pavard de son nom, avait en effet affiché sa sympathie sur son profil Facebook pour Dominique Venner, personnalité d'extrême droite qui s'est suicidé à Notre-Dame de Paris en mai dernier. Mediapart révèle même que la jeune femme fût, en 2006, membre du Red (Rassemblement d'étudiants de droite), successeur du non moins fameux Gud (Groupe union défense).

Du rab sur le Lab

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