Jean-François Copé sort de sa réserve et propose un débat sur le quinquennat Sarkozy-Fillon

Publié à 11h06, le 17 août 2013 , Modifié à 13h21, le 17 août 2013

Jean-François Copé sort de sa réserve et propose un débat sur le quinquennat Sarkozy-Fillon
Jean-François Copé et François Fillon en septembre 2011 (Maxppp)

Muet depuis son départ en vacances, Jean-François Copé est sorti, depuis la Corse, de sa réserve. Dans une interview aux journaux du groupe Nice-Matin, le président de l’UMP répond à tous ceux qui, dans son parti, réclament de plus en plus ouvertement un droit d’inventaire du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Voire des dix ans de la droite au pouvoir.

Et le député et maire de Meaux d’accepter le principe d’un débat sur le quinquennat passé. Mais pas question pour lui d’en limiter la responsabilité à Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé veut inclure François Fillon, lui-même demandeur d’un bilan du sarkozysme, dans ce droit d’inventaire qu’il n’appelle pas de ce nom.

Ainsi déclare-t-il, ce samedi 17 août, envisageant un débat "sérieux et objectif" dont les conclusions seraient rendues "au plus tard mi-octobre" :

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Pour que ce débat se déroule dans la sérénité, deux règles devront être respectées.

Premièrement, je n’accepterai pas qu’il se transforme en procès stalinien contre Nicolas Sarkozy et François Fillon qui ont ensemble gouverné la France pendant cinq ans.

Deuxièmement, même si ce débat tire les enseignements du passé, il faut qu’il serve exclusivement l’avenir.

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Jean-François Copé rappelle donc que l’ancien chef de l’Etat et son Premier ministre, grand rival du président de l’UMP, "ont ensemble gouverné la France pendant cinq ans". Un bilan, oui donc, mais des deux têtes de l'exécutif.  

Il en profite pour répondre à ceux qui demandent à cor et à cri un droit d’inventaire, à commencer par François Fillon himself, et au plus virulent d’entre eux, Laurent Wauquiez, qu’il ne cite pas.

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Je trouve étrange qu’un ancien premier ministre et des ministres qui n’ont rien dit pendant cinq ans critiquent tous les jours ce qu’ils ont fait.

Le mot de "réformettes" utilisé par l’un d’eux est d’ailleurs hallucinant.

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