Jean-Luc Mélenchon estime avoir joué "un rôle" avec Emmanuel Macron dans la future disparition du PS

Publié à 09h27, le 22 janvier 2017 , Modifié à 10h06, le 22 janvier 2017

Jean-Luc Mélenchon estime avoir joué "un rôle" avec Emmanuel Macron dans la future disparition du PS
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Victor Dhollande-Monnier

Jean-Luc Mélenchon n'aurait certainement jamais imaginé *s'allier* tacitement avec Emmanuel Macron. Et pourtant, les deux hommes luttent à un intérêt commun : affaiblir et discréditer le futur vainqueur de la primaire de la Belle Alliance Populaire, actuellement relégué en cinquième position des intentions de vote pour la présidentielle. 

Jeudi 19 janvier, le candidat de la "France insoumise" a même utilisé l'image du "casse-noix" pour évoquer cette stratégie involontaire avec le candidat d'En marche ! "Pour le moment, Macron est très utile pour appliquer la tactique du casse-noix et écraser, comme dans un étau, le candidat issu de la primaire", expliquait-il au Point. Jean-Luc Mélenchon va encore plus loin, dans les colonnes du JDD dimanche 22 janvier. Il prévoit à demi-mot une dislocation totale du PS à l'issue de la primaire. Et d'expliquer : 

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Chacun de nous deux [lui et Emmanuel Macron] a eu son rôle. Et ce n'est pas fini. Dans la primaire, nous allons probablement avoir un deuxième tour Hamon-Montebourg. A partir de là, il y aura une hémorragie massive de toute la droite de ce parti vers Macron. 

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Selon le chef de file de la France insoumise, sa candidature et celle d'Emmanuel Macron, leader du mouvement En Marche !, "obligent le PS à sortir d'un double langage qui a tué ce parti". 

Dans le JDD, Jean-Luc Mélenchon fait le pari d'une élimination de Manuel Valls dès le premier tour de la primaire, ce dimanche 22 janvier. Et une explosion du parti à la rose une semaine plus tard. Et pour mieux enterrer son ennemi socialiste avant l'heure, le quatrième homme de la présidentielle de 2012 envisage déjà un désistement en sa faveur ou en celle d'Emmanuel Macron du vainqueur de la primaire de la BAP. Et de conclure : 

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Cela fait partie des probabilités. Ils sont en cinquième position derrière nous. Est-ce si malheureux que ça? A quoi bon un candidat socialiste ? Pour quoi faire ?

"


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