Jérôme Cahuzac lâché par son avocat: "Il m'a avoué, je ne pouvais plus le défendre"

Publié à 07h06, le 03 avril 2013 , Modifié à 07h09, le 03 avril 2013

Jérôme Cahuzac lâché par son avocat: "Il m'a avoué, je ne pouvais plus le défendre"
Gilles August sur Europe 1 le 10 janvier 2013 (image Europe 1)

Ce 3 avril, Le Parisien raconte comment tout s'est enchainé très rapidement après la démission de Jérôme Cahuzac le 19 mars. Une semaine après l'ouverture d'une information judiciaire pour blanchiment d'argent, l'ancien ministre du Budget décide de passer aux aveux et demande à être entendu par les juges.

Selon un de ses proches, il est "tombé au fond du trou" en apprenant que l'entraide judiciaire, demandée à la Suisse par les autorités judiciaires françaises, pourrait mettre au jour son compte bancaire à l'étranger : "Il savait que ses mensonges allaient être découverts".

Parallèlement, en avouant les faits à son avocat le 26 mars, ce dernier le lâche. Maitre Gilles August témoigne ce mercredi dans le quotidien. Impossible pour lui de défendre quelqu'un qui avait clamé son innocence pendant des mois, explique-t-il :

Il m'a avoué qu'il avait bien un compte en Suisse. Je ne pouvais plus le défendre.

L'avocat avait été très actif médiatiquement pour défendre Jérôme Cahuzac, développant la thèse du complot. Le 10 janvier sur Europe 1, il assurait ainsi :

Nous sommes l’objet d’une campagne orchestrée avec méthode qui ne repose que sur du vent.

Il se demandait également si Mediapart ne faisait pas tout cela dans le but d'"accrocher un ministre de gauche à son tableau de chasse". 

Une fois sa défense devenue impossible pour Gilles August, c'est Jean Veil, connu notamment pour avoir défendu Jacques Chirac ou Dominique Strauss-Kahn, qui prend le relai.

Jérôme Cahuzac est à l'heure actuelle mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale", un délit passible de cinq ans de prison et de 375.000 euros d'amende.

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