Journalistes tués au Mali : les politiques sous le choc

Publié à 19h33, le 02 novembre 2013 , Modifié à 20h42, le 02 novembre 2013

Journalistes tués au Mali : les politiques sous le choc
Kidal, dans le nord du Mali (Maxppp).

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé ce samedi 2 novembre le décès des deux journalistes de Radio France Internationale après leur enlèvement dans le nord-est du Mali.

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, qui étaient en reportage à Kidal, ont été enlevés par un groupe armé, a précisé le Quai d'Orsay.

L'ensemble de l'échiquier politique leur rend hommage, saluant la mémoire des deux journalistes. Le ministère des Affaires étrangères a présenté ses sincères condoléances aux familles et aux proches des deux victimes.

L'Elysée a exprimé dans un communiqué sa "consternation" et son "indignation" et a annoncé réunir dimanche 3 novembre les ministres concernés : 

Le président de la République a appris avec consternation la mort de deux journalistes de Radio France International, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, au Nord du Mali.

Il exprime son indignation à l'égard de cet acte odieux. Il s'associe à la douleur des familles. Il adresse un message de solidarité à toute la rédaction de RFI.

Le chef de l'Etat réunira demain matin, les ministres concernés pour établir précisément, en lien avec les autorités maliennes et les forces de l'ONU, les conditions de ces assassinats.

La présidence de la République a également annoncer un entretien ce samedi 2 novembre au soir entre François Hollande et le président du Mali.

Les deux chefs d'Etat déclarent avoir "marqué leur volonté de poursuivre sans relâche la lutte contre les groupes terroristes qui restent présents au Nord du Mali."

Les meurtres odieux commis aujourd’hui à Kidal ne peuvent que renforcer la détermination des deux Etats à poursuivre et à remporter ce combat commun contre le terrorisme.

De son côté, Valérie Trierweiler a exprimé sa "tristesse" et le "choc" ressenti : 

A droite, Rachida Dati a appelé à l'union nationale autour du chef de l'Etat dans la lutte contre le terrorisme : 

 

"Consternation, révolte, tristesse en apprenant l'exécution Ghislaine Dupont et Claude Verlon envoyés spéciaux de @RFI au Mali", a tweeté Denis Baupin, député écologiste et vice-président de l'Assemblée nationale.

Bernard Delanoë parle lui d'un "crime qui trahit la barbarie de ceux qui l'ont commis, comme il démontre l'idéologie fanatique et mortifère qui les habite".

Il doit renforcer notre détermination a lutter contre toutes les formes de terrorisme qui menacent les valeurs fondamentales de l'homme. Au nombre de ces valeurs, la liberté de la presse, si chère a nos deux compatriotes décédés, doit être défendue en tout lieu et en tout temps. C'est ce que Paris continuera à faire pour honorer leur mémoire.

Nathalie Kosciusko-Morizet a également partagé son émotion :

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