L'éloge raté des femmes en entrepreneures signé Ségolène Royal

Publié à 10h24, le 04 mars 2013 , Modifié à 10h29, le 04 mars 2013

L'éloge raté des femmes en entrepreneures signé Ségolène Royal
Ségolène Royal sur France Inter, lundi 4 mars (capture d'écran)

8-MARS - Pour Ségolène Royal, les femmes gèrent mieux les PME ... parce qu'elles sont habituées à gérer le budget du ménage, "et qu'au bout du compte il faut toujours qu'il reste quelque chose pour nourrir les enfants".  

Voilà ce qu'elle explique, le plus sérieusement du monde, ce lundi 4 mars, la vice-présidente de la Banque publique d'investissement, sur France Inter, dans une interview où elle regrette les difficultés accrues, pour les femmes entrepreneures, lorsqu'elles cherchent à accéder au crédit bancaire.

Voilà le raisonnement de l'ancienne candidate à la présidentielle :

On observe que des entreprises gérées par des femmes sont souvent mieux gérées, et en particulier dans le cadre de la micro-finance, on se rend compte que les femmes remboursent davantage les emprunts qui sont faits, dans le cadre de la micro-finance.

Peut-être parce qu'elles ont l'habitude de gérer un budget familial et qu'au bout du compte il faut toujours qu'il reste quelque chose pour nourrir les enfants.

Il y a des vieux réflexes, comme ça, qui font qu'une femme est beaucoup plus attentive, en tout cas, c'est démontré par les différentes études sur la création d'entreprise, donc il n'y a aucune raison qu'elles soient pénalisées

L'échange se déroule au tout début de l'entretien de France Inter :

Ce n'est pas la première fois que la présidente de la région Poitou-Charentes vante, de manière paradoxale, les vertus des femmes.

En septembre 2011, lors d'une "rencontre citoyenne", dans le Rhône, Ségolène Royal racontaitle "ménage" nécessaire en cas de victoire socialiste à la présidentielle ... et se trouvait un atout supplémentaire pour remplir le poste. 

Il y aura du ménage, à faire.

Et c'est pour ça que c'est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue, pour faire le ménage !

Un bon coup de balai ...

"Une boutade", avait alors défendu Guillaume Garot, qui jouait à l'époque le rôle de porte-parole de Ségolène Royal, quand une militante féministe, parlait de "grosse gaffe".

Ségolène Royal est, depuis le 21 février, vice-présidente et porte-parole de la Banque publique d'investissement. 

Jean-Pierre Jouyet, président de la BPI, justifiait alors :

Compte tenu de ses capacités, si j'ose m'exprimer ainsi, en terme de communication, elle pourra jouer un rôle important en tant que porte-parole de la BPI. 

Du rab sur le Lab

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