Le Depardieu de Michèle Delaunay lisait Saint-Augustin

Publié à 12h48, le 19 décembre 2012 , Modifié à 13h07, le 19 décembre 2012

Le Depardieu de Michèle Delaunay lisait Saint-Augustin
(Maxppp)

Pour la ministre déléguée aux personnes âgées, Gérard Depardieu ne s'exile pas pour des raisons d'argent. C'est ce qu'elle suggère dans un billet de blog du 19 décembre. Michèle Delaunay rapporte un de ses souvenirs avec le comédien qui lisait alors les textes de Saint-Augustin. 

La ministre semble avoir la conviction que Gérard Depardieu accorde plus d'importance au soutien du public qu'à son compte en banque : 

Je suis sûre que Depardieu est plus attaché à l’admiration du public qu’à un zéro de plus sur ses comptes. Alors, pourquoi cet exil ?

Pour justifier cela, Michèle Delaunay rapporte un de ses souvenirs. Le Depardieu version Delaunay est celui qui est venu à Bordeaux lire des textes dans la cathédrale Saint André. Sans être pour autant intéressé par le cachet. 

"Le talent ne s’achète pas au Carrefour du coin", estime la ministre qui raconte que l'acteur s’était rapproché d’un de ses amis pour "avancer dans la connaissance de la pensée et des textes de Saint Augustin" :  

Il avait fait lui même la démarche et venait chaque semaine étudier la parole augustinienne au domicile de mon ami.

Et le résultat quelques semaines plus tard : 

L’apprentissage a débouché sur une lecture de textes choisis par Depardieu Il faisait un froid de gueux dans le vénérable édifice qui a quelque peu entamé l’adhésion du public aux textes comme au lecteur mais il était évident qu’il ne le faisait ni pour un cachet (il n’en avait pas), ni comme un exercice indifférent.

Michèle Delaunay ne trouve guère d'autre explication au départ de Gérard Depardieu, concède-t-elle. 

Benoit Hamon, son collègue ministre délégué à l'économie sociale et solidaire avait des mots plus durs à l'égard du comédien. Sur France 5, il expliquait que la patrie de Gérard Depardieu, c'est "son compte en banque". 

Aurélie Filippetti avait elle préféré citer des contre-exemples à Gérard Depardieu, invoquant les cas de Michel Houellebecq et Michel Sardou. Michel Sapin, lui, avait dénoncé une "forme de déchéance" de l'acteur. "Nous n'avons plus la même patrie", avait regretté Alain Vidalies qui s'est dit "choqué" par l'attitude de Gérard Depardieu. 

Du rab sur le Lab

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