Le directeur de Valeurs actuelles, rebaptisé "Valeurs poubelle", estime que David Assouline "ne représente rien"

Publié à 17h38, le 21 août 2013 , Modifié à 17h41, le 21 août 2013

Le directeur de Valeurs actuelles, rebaptisé "Valeurs poubelle", estime que David Assouline "ne représente rien"

T'ES QUI POUR ME DIRE ÇA ? - Il savait qu'il provoquerait une polémique avec sa une sur "l'overdose de Roms", mais ne se doutait probablement que son magazine, Valeurs actuelles, serait rebaptisé par le porte-parole du Parti socialiste "Valeurs poubelle". Yves de Kerdrel, directeur général du magazine, a pour le moins peu goûté ce nouveau surnom.

Même s'il ne veut pas pour autant priver le sénateur socialiste de Paris de sa liberté d'expression. Il explique au Lab :

C'est son droit, si il veut m'accuser d'être xénophobe. Je suis ouvert au débat d'idées si on peut appeler ça un débat d'idées. On peut aussi appeler ça de la diffamation.

Yves de Kerdrel préfère défendre son journal sur le fond: oui, la population française a un problème avec la population rom selon lui. Et de s'appuyer sur un sondage affirmant que 73% des Français estiment que la question devrait "constituer un sujet important pour le gouvernement" (dont les imprécisions sont relevées ici par Metronews).

Un argument déjà avancé sur Twitter ce 21 août :

David Assouline est, bien peu concerné par la question :

M. Assouline est sénateur de Paris. La problématique des Roms, il ne la connaît pas bien depuis sa voiture avec chauffeur.

Il n'a pas encore lu Valeurs actuelles, il a réagi simplement à la une, et si j'étais porte-parole d'un parti politique j'attendrais de lire avant de réagir.

Yves de Kerdrel ne s'estime pas plus sévère avec la majorité de gauche qu'avec l'opposition. Le directeur général du magazine, en veut pour preuve que, depuis son arrivée à la tête de l'hebdomadaire, des petits déjeuners sont régulièrement organisés avec, notamment, des ministres de gauche. Peut-être l'occasion pour le magazine d'inviter le porte-parole du Parti socialiste ? Non merci, répond Yves de Kerdrel :

David Assouline, il représente quoi ? Il est sénateur de Paris, un poste qu'il a eu, dont il ne s'est pas fait élire. Il ne représente rien.

Pour le petit déjeuner, on attendra, donc.

Du rab sur le Lab

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