Le FN, qui se sentait visé par la loi Renseignement, rappelle que Jean-Jacques Urvoas est son ex-rapporteur

Publié à 13h30, le 27 janvier 2016 , Modifié à 19h17, le 27 janvier 2016

Le FN, qui se sentait visé par la loi Renseignement, rappelle que Jean-Jacques Urvoas est son ex-rapporteur
© AFP

Le départ du gouvernement de Christiane Taubira met fin à des années de réclamations de la droite et de l’extrême droite, condensées dans le hashtag #TaubiraDémission. L’ex-garde des Sceaux sera remplacée par le député finistérien Jean-Jacques Urvoas.

Alors, heureux ? Eh bien pas tout à fait. Si la droite espère que l’entrée au gouvernement de ce proche de Manuel Valls mettra fin à "la politique laxiste" du gouvernement , l’extrême droite rappelle que le nouveau patron de la place Vendôme n’est autre que le rapporteur de la loi Renseignement, que le Front national a vivement combattue et par laquelle il se sentait visé.

Florian Philippot, vice-président du FN, a ainsi prévenu qu’il resterait sur ses gardes.

Le sénateur frontiste des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier a également exprimé sa méfiance.

Au mois d’avril , lorsque le projet de loi Renseignement avait été présenté devant l’Assemblée, Florian Philippot s’était élevé contre, selon lui, "une dérive très grave contre les libertés individuelles". Plus exactement, il y voyait une volonté de "surveiller le Front national". Il avait alors déclaré dans une vidéo postée sur le site du parti :

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Les intentions du gouvernement sont claires. Il a déjà dit que, grâce à ce projet de loi, on pourra par exemple surveiller 'la mouvance identitaire'. On sent bien que… ce seront l'ensemble des patriotes qui seront surveillés.

"

Ce à quoi Manuel Valls avait répondu, lundi 13 avril à l’Assemblée :

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Les critiques ou les postures qui évoquent un Patriot Act à la française ou des relents de police politique sont strictement mensongères et irresponsables.

"

La loi a été promulguée le 24 juillet 2015.

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