Le plaidoyer anti-primaire de Benoist Apparu pour l'UMP

Publié à 10h49, le 01 août 2013 , Modifié à 10h54, le 01 août 2013

Le plaidoyer anti-primaire de Benoist Apparu pour l'UMP
Novembre 2011 (Maxppp).

BAL DES AMBITIONS - Benoist Apparu en est convaincu: "les Français se foutent comme de l'an 40 de savoir qui sera candidat à la primaire"à l'UMP. Selon le député de la Marne, ils attendent plutôt de savoir ce que l'UMP leur propose pour l'avenir.

Mais il va plus loin: le principe même d'une primaire pour sélectionner le candidat UMP à la prochaine présidentielle prive de fait le parti de sa chance de se renouveler.

Interrogé sur France 2 ce 1er août, Benoist Apparu rappelle qu'il n'a "jamais été convaincu par la primaire en tant que telle". Il avait pourtant applaudi la primaire socialiste en 2011 :

"

Il se trouve que à l'époque, la primaire socialiste était une bonne chose, un bon outil parce qu'ils avaient récupéré le débat public.

Mais aujourd'hui ce dont a besoin l'opposition c'est d'une cure de travail. Travaillons, travaillons, travaillons. [...] 

Aujourd'hui la primaire devient obnubilante pour les uns et pour les autres. 

"

La primaire, voie royale pour les ambitieux, donc. Pas pour les travailleurs. François Fillon et Xavier Bertrand sont déjà sur la ligne de départ, trois ans avant l'échéance. Pourraient s'y bousculer également Laurent Wauquiez, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et... Nicolas Sarkozy ? 

Quel que soit le nombre de candidats au départ, le résultat sera le même selon Benoist Apparu: la sécheresse idéologique. 

"

Chaque personne se positionne pour la primaire. Pour une raison très simple: c'est beaucoup plus simple d'être candidat à la primaire que d'être candidat à la présidentielle. Donc vous allez en aligner cinq ou six qui vont passer trois ou quatre ans à ne penser qu'à ça.

Ça veut dire qu'ils ne travailleront pas sur le fond, ou en tout cas ils travailleront de façon intéressée pour eux-mêmes. Moi je veux aujourd'hui une expression collective de l'UMP. 

"

Un raisonnement dans la droite ligne de celui que tenait Rachida Dati dans Le Figaro Magazine. Selon la maire du 7e arrondissement de Paris, à l'UMP, "il n'y a plus d'idées, il n'y a plus que des ambitions".

Du rab sur le Lab

PlusPlus