Les exigeants critères du groupe PS à l'Assemblée pour désigner son nouveau questeur

Publié à 07h01, le 21 septembre 2016 , Modifié à 10h58, le 21 septembre 2016

Les exigeants critères du groupe PS à l'Assemblée pour désigner son nouveau questeur
Bruno Le Roux. © AFP

DOCUMENT LAB -Nommé début août à la tête de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), Bernard Roman a dû quitter son poste de député fin juillet. Surtout, l’ex-député PS du Nord a donc lâché le poste clé qu’il occupait au Palais Bourbon, à savoir celui de premier questeur. Un poste de premier ordre au sein de l’Assemblé nationale puisqu’il s’agit du député qui tient les cordons de la bourse et qui gère l’administration de la chambre basse.

Près de deux mois après cette démission de Bernard Roman, le groupe socialiste est donc à la recherche d’un député pour le remplacer comme questeur pour la fin de la législature. Selon les informations du Lab, l’appel à candidature a été lancé par Bruno Le Roux, patron des députés PS, mardi 20 septembre dans un mail envoyé à l’ensemble du groupe. Le poste à pourvoir est celui d’un des trois questeurs, Marie-Françoise Clergeau reprenant celui de premier questeur.

Mais les candidats, prévient Bruno Le Roux, devront répondre à plusieurs critères exigeants avant la désignation par l’ensemble du groupe PS (et alliés) le 27 septembre à l’ouverture de la session parlementaire. "La réunion du Bureau de groupe a décidé ce matin qu’exceptionnellement, compte tenu du fait que ce poste n’est attribué que pour neuf mois, les candidatures doivent, pour être recevables, réunir trois critères spécifiques", écrit d’emblée le président du groupe dans cette lettre que le Lab s’est procurée. Ces critères sont donc :

1. Un candidature masculine : "Afin de respecter la règle paritaire, il convient cette fois de réserver ce vote à une candidature masculine", est-il ainsi écrit.

2. Dernier mandat : "Afin que ce choix ne puisse pas sembler préempter celui de la prochaine législature, le nouveau questeur devra avoir exprimé le choix de ne pas se représenter aux prochaines législatives", peut-on lire encore.

3. Novice : "Dans une logique de partage des responsabilités, le nouveau questeur devra ne pas avoir exercé de responsabilités gouvernementales ou avoir déjà eu des fonctions parlementaires institutionnelles (vice-président, questeur…)", écrit Bruno Le Roux pour conclure les conditions d’admissibilité des candidatures.

Au Lab, un responsable socialiste explque que ces critères visent à éliminer la candidature de l'ancienne ministre Marylise Lebranchu, un temps pressentie pour récupérer ce poste vacant de questeur.

Voir un passage de cette lettre :

En lâchant son poste de député, Bernard Roman n'a pas fait que laisser vacante sa place de questeur, il libère également sa circonscription qui pourrait échoir à un proche de Martine Aubry, François Lamy. Cependant, d'ici juin 2017, son siège restera vide puisqu'aucune élection législative partielle ne peut se tenir dans la dernière année du quinquennat. 

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