Programmation militaire : Marine Le Pen juge "extrêmement grave" l'article 13 qui prévoit un accès élargi aux données de communication

Publié à 09h24, le 09 décembre 2013 , Modifié à 14h50, le 09 décembre 2013

Programmation militaire : Marine Le Pen juge "extrêmement grave" l'article 13 qui prévoit un accès élargi aux données de communication
Marine Le Pen (MaxPPP).

Invitée d'Europe 1 ce lundi 9 décembre, Marine Le Pen s'inquiète à son tour d'une disposition de la loi de programmation militaire permettant un accès élargi aux données informatiques et téléphoniques. Une loi "qui nous plonge dans un roman de Georges Orwell", estime la présidente du Front National.

Une déclaration à voir ci-dessous :

Interrogée sur les municipales, Marine Le Pen préfère répondre en évoquant un fait qui lui paraît "extrêmement grave" qui "démontre que ce gouvernement est en pleine dérive en matière d'atteinte aux libertés".

A savoir l'article 13 de la loi de programmation militaire, une disposition votée par l'Assemblée, soumise ce mardi 10 décembre au Sénat, ainsi rédigé :

Afin de prévenir les actes de terrorisme, les agents individuellement désignés et dûment habilités des services de police et de gendarmerie nationales spécialement chargés de ces missions peuvent exiger des opérateurs et personnes mentionnés au II de l'article L. 34-1 la communication des données traitées par les réseaux ou les services de communications électroniques de ces derniers, après conservation ou en temps réel, impliquant le cas échéant une mise à jour de ces données.

L'eurodéputée fait un parallèle entre cette loi et le Big brother omnipotent contrôlant tout et tous dans le roman "1984" :

Elle nous plonge dans un roman de George Orwell puisque le ministère de l'Intérieur, de la Défense ou Bercy pourront collecter les donnés de communication sans autorisation préalable et sans contrôle d'un juge.

Le conseil national du numérique a déjà critiqué vendredi un article de loi "pas opportun sans large débat public préalable". Les hébergeurs et les fournisseurs d'accès Internet ont également fait savoir leur inquiétude.

Du rab sur le Lab

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