Marine Le Pen annonce l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre le récidiviste Jean-Marie Le Pen

Publié à 20h15, le 09 avril 2015 , Modifié à 19h02, le 14 avril 2015

Marine Le Pen annonce l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre le récidiviste Jean-Marie Le Pen
© Captures d'écran TF1

GAME OF THRONES - Elle apparaît, les traits fermés, la voix grave. Marine Le Pen est sur TF1, ce jeudi 9 avril. Et l'ambiance n'est pas à la fête pour la présidente du Front national. La faute à Jean-Marie Le Pen qui multiplie les provocations et la dernière en date, cette interview accordée à la publication d'extrême droite Rivarol, est, pour reprendre les mots de Louis Aliot, la goutte qui fait déborder le vase.

Cette fois, Marine Le Pen ne laissera pas passer. Sur TF1, elle annonce :

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Nous n'avons pas le droit de jouer avec le seul outil d'espérance de millions de Français. […] Personne ne comprendrait qu’il y ait au Front national des personnalités qui puissent exprimer une pensée qui soit personnelle et contraire aux statuts du FN. J'annonce donc l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre Jean-Marie Le Pen.

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De fait, le président d'honneur sera donc convoqué devant le bureau exécutif du FN. Un bureau exécutif qui pourrait donc prononcer l'exclusion ou la suspension du fondateur du parti. 

Et la présidente du FN d'inviter Jean-Marie Le Pen à "faire preuve de sagesse et tirer les conséquences du trouble qu'il a lui-même créé et arrêter ses responsabilités politiques. Elle ajoute :

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Il faut mettre fin à ce trouble. Il peut le faire. 

 

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Le visage dur, Marine Le Pen réfute que cette "affaire" lui serve à terme. "C'est une question extrêmement cynique. Si nous avions pu nous passer de cette crise, évidement nous l'aurions fait avec grand plaisir. Personne au Front national ne se réjouit de ce qui est en train de se passer", explique la cheffe frontiste. 

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Avant d'être fille et père, je sais que ça passionne la presse cette présentation, nous sommes des dirigeants politiques. Et en cela, nous avons des lourdes responsabilités, au regard non pas de l'avenir seulement du Front national mais au regard de l'avenir de notre pays. 

 

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Elle reconnait tout de même avoir "du chagrin" face au psychodrame que vit le FN, même si "c'est beaucoup moins douloureux que ce que vivent nos compatriotes". Une manière pour elle de replacer le débat sur le fond, ce que l'empêchent de faire les polémiques initiées par son père. Et trop, c'est trop. 

Du rab sur le Lab

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