Marine Le Pen défend Jean Roucas attaqué après son tweet "Heil Hollande"

Publié à 10h08, le 31 mars 2015 , Modifié à 10h17, le 31 mars 2015

Marine Le Pen défend Jean Roucas attaqué après son tweet "Heil Hollande"
Marine Le Pen © SYLVAIN THOMAS / AFP

Une blague aux références nazies de Jean Roucas peut-elle être drôle ? À cette question somme toute essentielle, Marine Le Pen a une réponse : oui. Mardi 31 mars, la présidente du Front national a décidé d'apporter tout son soutien à l'humoriste qui a été la cible des internautes, le jour du second tour des départementales.

Elle l'a fait au travers d'un tweet où elle soutient que, quand Guy Bedos l'a comparée à Adolf Hitler, "ça n'a fait bouger personne".

En 2013, l'humoriste avait visé la présidente du FN lors d'une soirée de soutien à Christiane Taubira. "Mme Le Pen fait la campagne d'Hitler, j'ose le dire ! Elle a simplement remplacé les juifs par les arabes et les nègres", avait déclaré Guy Bedos.

Et Marine Le Pen de dénoncer "un Charlie à géométrie variable". Manière de dire qu'en attaquant Jean Roucas, c'était la liberté d'expression qu'on piétine. Ce qui n'est pas rien. L'ancien du Bebête Show avait pourtant fait dans la finesse en tweetant ces mots contre François Hollande et Manuel Valls, dimanche 29 mars :

Les méthodes du PS contre les candidats FN: incendies, menaces de mort, agressions. Valls et ses SA en action. Heil Hollande.

 

On notera la subtilité des références nazies, sujet que le FN n'aime pourtant pas trop évoquer. Quoique… Attaqué de toute part, Jean Roucas s'était défendu d'avoir voulu comparer Hollande à Hitler. "Je voulais juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN", avait-il écrit sur Twitter avant de tirer sa révérence.

Lundi 30 mars, le Théâtre des 2 Ânes, où officie Jean Roucas, a décidé de mettre fin à la participation de l'humoriste "dans les plus brefs délais". 

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