Marseillaise : la mésinterprétation

Publié à 15h48, le 25 mai 2013 , Modifié à 15h49, le 25 mai 2013

Marseillaise : la mésinterprétation
Un drapeau français. (MaxPPP)

Notre éditorialiste Olivier Duhamel réplique aux critiques de La Marseillaise formulées vendredi par une sénatrice écologiste.

  1. Le sang impur : celui du peuple

    Sur lelab.europe1.fr

    Le Lab nous indique que la sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin reprend la critique si souvent entendue contre La Marseillaise, et particulièrement la phrase :

    "

    Qu’un sang impur abreuve nos sillons

    "

    Cette interprétation correspond à un anachronisme, aux antipodes de ce que le chant révolutionnaire voulait dire.

    En 1789, les nobles étaient supposés être de "sang pur", et à ce titre pouvaient seuls devenir officiers. A contrario, le sang du Tiers état était dit "impur".

    La plupart des nobles s’étant opposés à la Révolution, nombre d’entre eux jusqu’à s’exiler, les armées révolutionnaires défendant la patrie contre les Autrichiens étaient composées des membres du Tiers, de l’essentiel du peuple.

    Loin d’un appel à la xénophobie, la phrase "Qu’un sang impur abreuve nos sillons" signifie donc que le sang des combattants pour la nation nourrira sa terre.

    Défense de la patrie, défense de la Révolution, oui, appel sanguinaire et xénophobe, en aucun cas.

    Enseigner La Marseillaiseà l’école aurait le mérite d’apprendre cela aux nouvelles générations.

Du rab sur le Lab

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