Mise en examen de Nicolas Sarkozy : la droite s’interroge sur la simultanéité avec l’Affaire Cahuzac

Publié à 06h52, le 22 mars 2013 , Modifié à 06h52, le 22 mars 2013

Mise en examen de Nicolas Sarkozy : la droite s’interroge sur la simultanéité avec l’Affaire Cahuzac
Laurent Wauquiez. (Reuters)

VOUS AVEZ DIT BIZARRE ? – Christian Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy, a été l’un des premiers sur cette ligne. Dans un communiqué diffusé jeudi soir, le maire de Nice, actif au sein de l’Association des amis de Nicolas Sarkozy, a dressé un parallèle entre la mise en examen de l'ancien président de la République et l'ouverture d'une enquête judiciaire au sujet du compte en Suisse qu'aurait détenu l'ancien ministre du Budget de François Hollande, Jérôme Cahuzac. 

De son côté, l’ancien ministre Laurent Wauquiez, a réagi, suspicieux, auprès de l’AFP, s’étonnant du timing des deux affaires :

Je ne crois pas au hasard de calendrier.

Une réaction du vice-président de l'UMP partagée par nombre de personnalités de droite, visiblement prises de court alors que le nouveau rendez-vous de Nicolas Sarkozy avec le juge Jean-Michel Gentil était resté secret.

Tous demandent désormais à la gauche de respecter "la présomption d’innocence" de Nicolas Sarkozy, comme ils le font vis-à-vis de Jérôme Cahuzac.

"Je suis surpris!", s'est exclamé son ancien collègue au gouvernement Benoist Apparu. Un autre ancien ministre, Thierry Mariani, député UMP des Français de l'étranger, s'est demandé "s'il n'y a pas un certain acharnement de certains juges sur certaines personnalités".

"Acharnement" : un mot que l'on retrouve dans la bouche de Geoffroy Didier, co-président du collectif de l'UMP "la droite forte" qui s'est dit  "choqué" ou dans celle de Valérie Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP. 

 

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