Nathalie Kosciusko-Morizet jure qu'elle n'a réclamé aucun titre à l'UMP

Publié à 17h19, le 18 décembre 2014 , Modifié à 17h19, le 18 décembre 2014

Nathalie Kosciusko-Morizet jure qu'elle n'a réclamé aucun titre à l'UMP
Nathalie Kosciusko-Morizet © Reuters

Le bureau dans lequel s'était installé Laurent Wauquiez ? Sa photo placée quelques millimètres au-dessus de celle du secrétaire général de l'UMP dans l'organigramme du parti ? Même son titre de n°2 du parti ? Nathalie Kosciusko-Morizet ne voulait rien. Ou plutôt, elle n'a rien demandé.

C'est elle-même qui le dit, évacuant dans Le Point du jeudi 18 décembre l'idée selon laquelle elle aurait été aperçue en pleurs après la nomination de Laurent Wauquiez au poste de secrétaire général de l'UMP. Faux, balaie la numéro 2 du parti, qui explique :

Je crois que le goût pour les titres est sur le chromosome Y. […] Je n'étais pas demandeuse, j'en ai rien à foutre d'être épinglée comme un papillon sur un organigramme, je veux des responsabilités.

Des responsabilités, NKM en a eues. Et celles qu'elle voulait en plus. Le Point raconte ainsi que Nicolas Sarkozy a voulu lui confier le projet de l'UMP. Merci mais non lui a répondu l'élue parisienne. Enfin, presque. Sa réponse est un peu plus directe. Elle a dit :

Ça, je m'en fous ! Le projet, c'est pas important, moi, ce que je veux, c'est peser dans le bastringue, je veux la structure.

En résumé, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a rien demandé mais elle voulait quand même bien peser dans le parti. Un proche de Nicolas Sarkozy, également cité par Le Point, se charge de clarifier cette position a priori contradictoire. "Contrairement à l'idée reçue, elle se fiche d'infléchir la ligne de Sarko. Ce qu'elle veut, c'est avoir des gens à elle, que le parti lui ressemble un peu, c'est pour cela qu'elle veut influer sur la structure. Elle se dit qu'en élargissant le mouvement il se recentrera naturellement", dit-il.

En attendant, même si elle se défend de courir après les titres, NKM prend bien soin de rappeler que la numéro 2 du parti, c'est elle. Quitte à un peu énerver Laurent Wauquiez.  

Vendredi 5 décembre, Le Monde avait détaillé les coulisses des tractations pour les nominations à l'UMP. On apprenait ainsi que NKM avait mis sa participation dans la balance en apprenant la future nomination de Laurent Wauquiez comme secrétaire général, place de second selon les usages du parti. 

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