NKM attaque Ségolène Royal, le PS parle de misogynie

Publié à 22h25, le 07 mars 2013 , Modifié à 22h32, le 07 mars 2013

NKM attaque Ségolène Royal, le PS parle de misogynie
(Maxppp - Montage)

Nathalie Kosciusko-Morizet est à l'attaque. Sa cible ? Ségolène Royal. Dans une interview à paraître dans le Parisien magazine, la candidate UMP à la primaire parisienne affirme que "Ségolène Royal en est à attendre que son ex la nomme quelque part, c'est très rude" : 

Elle en est à attendre que son ex la nomme quelque part. Or, le premier trésor pour une femme, c’est son autonomie. Il ne faut jamais dépendre d’un homme, ni procéder de lui.

(...)

Elle s'est construite politiquement en parallèle à François Hollande, et l’issue n’a pas été en sa faveur.

Et en référence à la nomination de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle comme vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI), elle explique : 

Je pense qu’elle méritait mieux que ce lot de consolation incongru.

Très vite, le Parti socialiste a réagi à ces propos. Et rue de Solférino, c'est pas touche à Ségolène Royal. La phrase de trop. Dans un communiqué, Adeline Hazan, secrétaire nationale aux droits des femmes, qualifie les propos de Nathalie Kosciuzko-Morizet d'"inacceptables" et de misogynes

Résumer le parcours politique de Ségolène Royal à sa relation privée avec François Hollande relève d’une insupportable misogynie : réduire une femme à sa relation avec un homme, dans une interview publiée le jour-même de la journée internationale pour les droits des femmes, est une provocation que nous ne pouvons accepter.

Et estime que NKM tient ces propos pour se faire entendre dans sa course électorale à l'Hotel de Ville de Paris : 

Les difficultés qu’a Madame Kosciuzko-Morizet à se créer une crédibilité à Paris ne doivent pas l’amener à multiplier les déclarations grossières pour se faire entendre. Le PS appelle les responsables UMP à faire preuve de responsabilité pour que le débat politique reste serein et digne.

Du rab sur le Lab

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