NKM : Haro sur les bobos

Publié à 18h19, le 24 avril 2012 , Modifié à 18h43, le 24 avril 2012

NKM : Haro sur les bobos
Les "bobos" sont particulièrement dans le viseur de NKM ces derniers jours. (Reuters)

NKM tourne en boucle sur les bobos. La porte-parole de Nicolas Sarkozy a un nouvel élément de langage récurrent. Les socialistes, ce sont des bobos parisiens. Donc loin du "peuple de France" auquel veut parler le candidat de l'UMP et loin des priorités des Français. 
Résultat, Nathalie Kosciusko-Morizet le répète sur les plateaux télé.

  1. "C'est un truc de socialistes, ou de bobos parisiens, et c'est souvent les mêmes"

    Sur lcp.fr

    Dernière ligne droite de l'élection présidentielle. Le porte-parole dévoilent les dernières cartes. Et pour Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet est en mission : expliquer que le PS ne parle pas au peuple alors que lui oui.

    Et pour cela, NKM a une cible favorite : les bobos.

    Le bobo-bashing, épisode 1 : lundi soir, sur France 3, la porte-parole de Nicolas Sarkozy est en débat face à Ségolène Royal. Elle a expliqué que dans "dans (sa) ville de Longjumeau (Essonne), les étrangers ne viennent pas (lui) parler de droit de vote, ça c'est un truc de socialistes ou de bobos parisiens!"

    Elle remet ça quelques heures plus tard. 

    Bobo-bashing, épisode 2 : "Le droit de vote des étrangers, c'est un truc de socialistes, ou de bobos parisiens, et c'est souvent les mêmes.". C'est ce que déclare NKM mardi matin sur La Chaine Parlementaire : 

    Et pourtant, il y a un mois, c'est elle qui était traitée de "bobo" par des détracteurs de son propre camp. "Trop bobo pour être la porte-parole du candidat", pouvait-on entendre dans les rangs de l'UMP. "Nathalie est sur un spectre du vote bobo-agglo", relevait un ministre. 

    Et si les bobos n'existaient pas ?

    Le concept de "bobo" est sujet à de nombreuses critiques. 

     Dans un billet de blog publié sur Mediapart, le collectif SPEL, sociologie politique des élections, récuse cette notion. Pour eux, ce n'est pas nouveau et cela reflète un vote qui existe depuis les années 1970 de la part d'une population d'employés, actifs exerçant dans les secteurs de l’enseignement ou de la culture, rejetant la pratique religieuse. "Rien de révolutionnaire" et "pas un vote de classe". 

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