Notre-Dame-des-Landes : Najat Vallaud-Belkacem refait la chronologie de l'opposition avec les écologistes

Publié à 08h14, le 24 février 2014 , Modifié à 17h15, le 24 février 2014

Notre-Dame-des-Landes : Najat Vallaud-Belkacem refait la chronologie de l'opposition avec les écologistes
(i>Télé)

Invitée d'i>Télé ce lundi 24 février, Najat Vallaud-Belkacem a revisité à sa manière la chronologie des événements de ce week-end autour du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Et la porte-parole du gouvernement donne une version plus favorable au Premier ministre. 
 
Selon elle : Jean-Marc Ayrault a demandé aux écologistes de condamner, ce qu'ils ont fait. 

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Est-ce qu'il fallait qu'il condamne les actes de violence survenus dans le centre ville de Nantes ? Oui, c'est ce que leur a demandé le Premier ministre. Et j'ai entendu la première secrétaire d'EELV le faire sans ambigüité. 

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Dans les faits, le timing peut être présenté différement.
 
Les écologistes ont condamné dès samedi, jour de la manifestation, à 16 heures, les violences. Et ce par un message sur Twitter de leur secrétaire nationale Emmanuelle Cosse, sur Twitter : 
 

 
L'injonction du Premier arrive une vingtaine d'heures plus tard, dans le quotidien local Presse Océan. Là, il demande aux écologistes de "sortir de l'ambigüité" : 
 

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Ces violences sont inacceptables dans un état de droit. Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la Zad, organisateurs délibérés de ces violences. (...)  EELV doit sortir de l'ambiguité.

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Par ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem tente d'extraire la prise de position de Cécile Duflot du contexte de la manifestation nantaise. Elle déclare : "admettons qu'elle a tenu ces propos avant que les scènes de violences se tiennent".
 
De fait, l'entretien accordé au Monde par la ministre écologiste a été publié samedi matin, les violences survenant dans l'après midi. 
 
 
Et la porte-parole d'ajouter : "Europe-Ecologie Les Verts a ensuite été très clair dans sa condamnation des violences", précisant néanmoins "qu'il y a eu une part de responsabilité dans les organisateurs de la manifestation" quant aux violences. 

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