OAS, extrême droite, référence aux années 30… le clan Philippot se déchaîne contre le FN

Publié à 12h38, le 21 septembre 2017 , Modifié à 14h16, le 21 septembre 2017

OAS, extrême droite, référence aux années 30… le clan Philippot se déchaîne contre le FN
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Florian Philippot a donc annoncé son départ du Front national ce jeudi 21 septembre, sur France 2. "On m'a dit que j'étais vice-président à rien. Je n'ai pas le goût du ridicule ni de ne rien faire : donc bien sûr, je quitte le Front national", a-t-il déclaré.

La question est désormais de savoir qui le suit. Car l'ex-numéro 2 du parti n'est pas Bruno Mégret et, sauf énorme surprise, peu de cadres frontistes devraient l'accompagner. Quelques ex-frontistes de son clan le suivent déjà, néanmoins : son "amie" Sophie Montel évidemment. Le conseiller économique de Marine Le Pen Philippe Murer a lui aussi annoncé son départ du parti. Il y a aussi les fidèles : Thomas Laval, David Masson-Weyl, tous deux élus régionaux du Grand-Est, Aloïs Navarro, spécialiste économique et attaché parlementaire de Sophie Montel, Maxime Thiébaut, ancien de Debout la France et co-fondateur des Patriotes, Antoine Chudzik, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté, Joffrey Bollée, directeur de cabinet de Florian Philippot, etc.

La plupart ont observé un délai d'environ trois minutes avant de brûler leur ancien parti, ce jeudi. Marie-Amélie Dutheil de la Rochère, assistante parlementaire de Florian Philippot, a ainsi décidé juste après l'annonce de Florian Philippot de laisser "le FN redevenir un parti d'extrême-droite sans autre ambition que celle de nourrir quelques élus d'opposition". 

Antoine Chudzik fait part, quant à lui, de son "soulagement" de quitter "un FN rediabolisé et devenu fou". Répondant à Louis Aliot, manifestement ravi de voir Florian Philippot prendre ses cliques et ses claques, il ajoute :

Sans Florian Philippot, le FN va pouvoir se concentrer sur les deux sujets favoris de Louis Aliot : l’Algérie française et le communisme.

 

Même constat du côté de David Masson-Weyl. "La défense de la souveraineté, c'est fini. Ils vont pouvoir se concentrer sur la reconquête de l'Algérie", écrit-il. "Je vous préviens, vous allez bien vous marrer. A venir des communiqués sur le complot de Twitter qui supprime des abonnés au FN", ajoute-t-il encore.

Mais la palme de l'énervement revient sans aucun conteste à Aloïs Navarro. L'assistant parlementaire de Sophie Montel ne quitte pas le FN car il n'était pas adhérent. En revanche, il estime qu'avec le départ de Florian Philippot et de son clan, le parti redevient un mouvement d'extrême droite. Il le dit sans détours, au travers de tweets plutôt sympathiques.

"C'est bien vous allez pouvoir renommer votre parti l'OAS. #IdéesPourLaRefondation", lance-t-il à Louis Aliot. "Et maintenant vous allez vous référer à quoi ? Aux années 30 ?", demande-t-il à Nicolas Bay. "Les homophobes vont pouvoir donner libre cours à leur homophobie", écrit-il encore.

Avant de tout résumer, limpide :

Pour avoir droit de cité au FN, il faut :


-être de la famille


-une pièce rapportée par mariageou concubinage


-un flagorneur à plat-ventre

À la lecture de ces messages, notre étonnement ne peut être que vif.

Car oui, n'oublions pas que durant des années, le clan Philippot a nié toute tension avec la frange la plus *classique* du FN… 

Du rab sur le Lab

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