Où l'on apprend que Bartolone, toujours fâché, refuse de prendre Hollande au téléphone

Publié à 11h49, le 27 novembre 2016 , Modifié à 11h54, le 27 novembre 2016

Où l'on apprend que Bartolone, toujours fâché, refuse de prendre Hollande au téléphone
Image d'un passé où François Hollande et Claude Bartolone se parlaient encore © THOMAS SAMSON / AFP

Claude Bartolone vexé, Claude Bartolone humilié, Claude Bartolone sur répondeur. Le président socialiste de l'Assemblée nationale n'a toujours pas digéré les propos de François Hollande à son sujet, dans le livre Un président ne devrait pas dire ça... Alors il refuse encore aujourd'hui de parler au chef de l'État, plus d'un mois après la sortie du bouquin qui a mis le feu aux poudres.

C'est ce qu'on apprend au détour d'un article du JDD, dimanche 27 novembre. L'hebdomadaire écrit :

'Barto' boude, encore et encore. Il a même refusé de prendre au téléphone le Président, qui a récemment cherché à le joindre afin d'apaiser son courroux.

 

Mais pourquoi Claude Bartolone en a-t-il si gros ? Il ne décolère toujours pas contre cette phrase de François Hollande sur l'impossibilité de le nommer Premier ministre, dans le livre des deux journalistes du Monde :

Non, il n’a pas l’envergure […]. Il n’est pas très connu, et, le jour où il le deviendrait, il n’a pas un charisme considérable.

 

Pas très sympa en effet. Mais de toute façon, il vaut peut-être mieux que 'Barto' filtre les appels du chef de l'État, car ce qu'il a à lui dire n'arrangerait probablement pas les choses. Au cour du "Carrefour des gauches" samedi, rassemblement aux allures d'union de la gauche organisé par Martine Aubry et réunissant des socialistes comme Christiane Taubira, des communistes et des écologistes, Claude Bartolone a ainsi plaidé pour que Manuel Valls et François Hollande soient tous deux candidats à la primaire de "La Belle Alliance Populaire". En octobre déjà, il lâchait : "La question nous est posée de savoir comment on fait pour 2017."

Une manière très claire d'atteindre le Président au profit du Premier ministre, alors que ce dernier explique en long, en large et en travers qu'il doit renoncer à se représenter.

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