Pour avoir "signalé Mélenchon", Sophie Montel "mérite" de retrouver la présidence FN à la région, selon Florian Philippot

Publié à 11h51, le 20 juillet 2017 , Modifié à 11h51, le 20 juillet 2017

Pour avoir "signalé Mélenchon", Sophie Montel "mérite" de retrouver la présidence FN à la région, selon Florian Philippot
© SEBASTIEN BOZON / AFP

Isolé au Front national, Florian Philippot s’emploie ardemment à louer les "qualités remarquables d’élue" de Sophie Montel. Très remonté contre l’éviction de sa protégée de la présidence du groupe FN à la région Bourgogne-Franche-Comté, le numéro deux explique, ce jeudi 20 juillet dans Le Parisien, qu’elle est toute légitime à retrouver ce poste. Et *la raison va vous surprendre* : le signalement de "Jean-Luc Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires européens". Florian Philippot demande sa réintégration :

"

Bien sûr. Elle le mérite amplement. Elle vient encore de le démontrer en signalant Jean-Luc Mélenchon dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Je ne dis pas qu’il est coupable, mais je dis simplement : merci, Sophie, d’avoir poussé la justice française à appliquer l’égalité républicaine ! Elle a fait un gros boulot. Sachons lui reconnaître cela, en plus de ses qualités remarquables d’élue.

"

Le 30 juin, Sophie Montel a été exclue du groupe FN de Bourgogne-Franche-Comté, après avoir contesté publiquement la ligne du parti, notamment sur l’immigration.

Mais Florian Philippot estime qu’il faudrait revenir sur cette décision au regard du "gros boulot" de l’eurodéputée sur son ex-collègue de La France insoumise. Rappelons au passage que, mercredi, le cadre frontiste a révélé que Sophie Montel avait trouvé les "informations sur Google".

À la suite d'un premier signalement de Sophie Montel, le parquet de Paris avait ouvert le 22 mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance" visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords.

Le 27 juin, l'élue FN a déposé un second signalement visant Jean-Luc Mélenchon. Le parquet de Paris a alors élargi, mardi, ses investigations aux activités de l'ancien eurodéputé du parti de gauche (2009-2017), devenu président à l'Assemblée nationale du groupe La France insoumise, ainsi qu'à quatre de ses ex-assistants parlementaires, dont l'un d'entre eux est décédé.

"Aucun de mes assistants n'a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l'intérieur du Parti de gauche, ni pour la France insoumise, jamais aucun de toute la période du Parlement européen, donc je ne sais pas pourquoi on me cherche noise", a réagi Jean-Luc Mélenchon, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale. Alexis Corbière a, quant à lui, accusé le FN d’être "fidèle à une longue tradition de dénonciation".

Les enquêteurs cherchent à savoir si des fonds européens, dévolus à l'embauche d'assistants parlementaires, ont été détournés afin de rémunérer des cadres employés à d'autres tâches au sein de leur formation politique.

Dans cette affaire, Marine Le Pen, présidente du parti frontiste et ex-eurodéputée a été mise en examen, ainsi qu'une autre eurodéputée frontiste, Marie-Christine Boutonnet.

Du rab sur le Lab

PlusPlus