L'élection interne est-elle maudite ?

Publié à 19h11, le 19 novembre 2012 , Modifié à 19h48, le 19 novembre 2012

L'élection interne est-elle maudite ?
Dans un bureau de vote, à Bordeaux, dimanche 18 novembre. (Maxppp)

Notre blogeuse Delphine Dumont commente l'élection de la présidence de l'UMP, qui s'est déroulée dimanche 18 novembre 2012 et oppose François Fillon et Jean-François Copé.

  1. "La participation, meilleure que prévue, nuance fortement le bilan"

    À l'UMP, on aurait pu se croire à l'École des Fans dimanche 18 novembre au soir : tout le monde avait gagné! Apparemment, ce n'était pas voulu et personne n'a chanté, ni reçu de cadeaux. Dommage...

    Bien sûr, les responsables des autres partis s'en donnent à cœur joie pour critiquer l'UMP. Un peu vite...

    Ainsi, Cécile Duflot lance une pique sur Twitter :

    Merci, mon lapin, de nous confirmer que, chez les Verts aussi, l'élection interne n'est pas un long fleuve tranquille.

    Florian Philippot, au FN, se met à fantasmer sur un "crash de l'UMP". On le rassure, la droite ne plane pas, tout risque est écarté.

    Enfin, David Assouline, au PS, fait mine de ne pas se réjouir, mais il glisse quand même plusieurs piques. Faut-il vraiment reparler du Congrès de Rennes ? Du Congrès de Reims ? De l'élection républico-bananière d'Harlem Désir ? Vraiment ?

    Bien sûr, il y a eu la Primaire citoyenne, il y a tout juste un an. Autant le déroulement est impeccable, autant le résultat peut faire douter. Le gagnant de la primaire a été François Hollande, monsieur consensus, celui qui parlait en dernier pour faire des synthèses sans s'engager.

    Politiquement, cela a été totalement payant, François Hollande a aussi remporté l'élection présidentielle suivante. Historiquement, le résultat est moins enchanteur. Moins de six mois après sa victoire, le Président s'enfonce dans les sondages, il se fait tirer les oreilles par l'Allemagne, accumule les bourdes et ne maîtrise pas son gouvernement.

    Au regard de cela, que l'élection interne de l'UMP soit un joyeux foutoir, finalement, ça ressemble au respect d'une tradition. Ce n'est pas non plus catastrophique pour la droite, la participation, meilleure que prévue, nuance fortement le bilan.

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