Qualifiée de "Khmère rose" par le Figaro magazine, Najat Vallaud-Belkacem estime que le magazine doit "revenir à ses sujets de prédilection"

Publié à 12h19, le 14 février 2014 , Modifié à 15h42, le 14 février 2014

Qualifiée de "Khmère rose" par le Figaro magazine, Najat Vallaud-Belkacem estime que le magazine doit "revenir à ses sujets de prédilection"
Najat Vallaud-Belkacem le 14 février 2014 (image Elysée).

Pour le député UMP Hervé Mariton, cité par le Figaro magazine de ce vendredi 14 février dans un article intitulé "la Khmère rose", Najat Vallaud-Belkacem est "une viêt minh souriante". Des propos dénoncés par Laurence Rossignol, sénatrice et porte-parole du PS, qui les a qualifiés de "sexistes" et "racistes".

Interrogé par le Lab lors du point presse hebdomadaire du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement a d’abord jugé ces qualificatifs "insignifiants". Un adjectif qu’elle accole également à l’hebdomadaire du Figaro :

Tout ce qui est excessif est insignifiant. C’est ce que m’inspire souvent ce magazine.

Et NVB de poursuivre, critiquant la ligne éditoriale du magazine et l'enjoignant à "revenir à ses sujets de prédilections" :

Vivement que le Figaro magazine revienne à ses sujets de prédilection : où acheter son champagne ? Où acheter son caviar ? Où aller skier ?

"C’est totalement incongru", ajoute-t-elle, précisant que son commentaire aurait été le même si le magazine s’en était pris de la même manière à toute autre personnalité politique.

Quelques heures après, Bruno Le Roux, le patron du groupe PS à l'Assemblée, a diffusé un communiqué à ce sujet, estimant qu'il s'agissait d'un propos "colonialiste et misogyne" et d'une "parole indigne d'un responsable public". Il tire également sur le traitement journalistique du Figaro :

La conclusion grossière et pathétique qu’en tire Le Figaro Magazineest de titrer son article "La Khmère rose", ajoutant aux relents colonialistes, la référence à un mouvement qui a causé la mort de millions de Cambodgiens.

60 ans après Dien Bien Phu, le débat public et notre mémoire collective méritent mieux que ces propos outranciers et blessants.

Hervé Mariton s'est quant à lui défendu sur Twitter de tout "colonialisme" ou "misogynie" en expliquant que "Viêt-Minh" est un "qualificatif politique" et que "souriante" peut-être attribué aussi bien à un homme qu'à une femme :

Sébastien Tronche, avec Thibaut Pézerat

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