Quand Benoist Apparu concevait un plan pour les concierges afin de faire la une du Parisien

Publié à 20h12, le 14 septembre 2013 , Modifié à 20h12, le 14 septembre 2013

Quand Benoist Apparu concevait un plan pour les concierges afin de faire la une du Parisien

C'est une anecdote d'un ancien ministre de Nicolas Sarkozy, à lire ce samedi 14 septembre dans le supplément Culture et Idées du Monde, qui en dit long sur l'urgence du quotidien imposé à nos hommes politiques.

"Les politiques sont-ils à la hauteur?" (article payant), s'interroge la journaliste Raphaëlle Bacqué en donnant la parole à ceux qui tentent de scanner et suivre l'évolution du niveau de la classe politique tricolore. En déclin. Pour certains. 

Benoist Apparu, ancien ministre délégué au Logement confie ainsi avoir "fait des réunions de cabinet dont le thème était : "Comment faire pour être repris par Le Parisien"".

Il poursuit :

On a mis trois quart d'heure pour concevoir le plan destiné à sauver les concierges et on a fait carton plein. Mais le pire, c'est que l'on était jugé là-dessus par le président Sarkozy. Le fait de faire partie des secrétaires d'Etat qui parlent dans le poste aide à rester au gouvernement en cas de remaniement...

David Kessler, le conseiller médias et culture du chef de l'État témoigne également dans cet article. Pour lui, nos femmes et hommes politiques forment désormais la "République des attachés parlementaires". Et ce n'est pas un compliment : 

On est passé de la république des professeurs à celle des énarques et, désormais, de la république des énarques à celle des attachés parlementaires, très bons sur les jeux d'appareil mais en dehors de la vraie vie.

Enfin, ce n'est pas vraiment une raffarinade, mais Jean-Pierre Raffarin conclut amèrement l'article de Raphaëlle Bacqué en observant: "On est des moins que rien pour les industriels avec lesquels on discute chaque jour, mais les électeurs croient encore que nous vivons dans une jouissance effrénée..."

Du rab sur le Lab

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