Il y a un an, le PS voulait supprimer le "ministère des Français de l’étranger"

Publié à 12h40, le 25 juin 2012 , Modifié à 14h59, le 25 juin 2012

Il y a un an, le PS voulait supprimer le "ministère des Français de l’étranger"
David Douillet, Edouard Courtial et Hélène Conway. (MaxPPP)

BOITE A ARCHIVES - En septembre 2011, le PS, par la voix de son porte-parole Benoît Hamon n'avait pas de mots assez durs contre le Secrétariat des Français de l'étranger, et demandait même que "soit mis un terme à l'anomalie" de ce ministère.

Huit mois plus tard, Hélène Conway a été nommée ministre déléguée chargée des Français de l’étranger. 

  1. "Ce secrétariat d'État a été créé pour une seule et unique raison..."

    Sur rmc.fr

    Jeudi 21 juin, Hélène Conway-Mouret est nommée "ministre déléguée chargée des Français de l’étranger", rattachée, pour l’exercice de sa mission, au ministère des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

    Il s’agit là d’une "création de poste" : jusqu’à présent, dans le gouvernement Ayrault "v1", ce portefeuille faisait partie des attributions de Yamina Benguigui, "ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la francophonie".

    Problème ? Le PS n’a pas toujours été très "chaud" au sujet de ce portefeuille, dénonçant même sa fonction avant tout électoraliste.

    Ainsi, il y a dix mois, le 29 septembre 2011, Benoit Hamon, porte-parole du Parti Socialiste, est l'invité de RMC. Il se montre très critique contre la nomination d'Edouard Courtial pour succéder à David Douillet au poste de Secrétaire d'État des Français de l'étranger, créé par Nicolas Sarkozy comme le relève le journaliste Samuel Laurent, sur Twitter :

    Ce secrétariat d'État a été créé pour une seule et unique raison. Il y a onze circonscriptions pour nos compatriotes, les Français de l'étranger. Ils ont effectivement des problématiques spécifiques.

    Mais ce Secrétariat d'État habite aujourd'hui une opération de campagne électorale exclusivement. Cela veut dire qu'on est potentiellement dans du détournement de fonds publicsà des fins électorales. 

    Si le secrétaire d'État n'est rien d'autre qu'un VRP électoral, nous demanderons l'intégration de ses coûts de déplacements aux comptes de campagnes des candidats UMP.

    Un communiqué du PS, encore disponible en ligne, demandait même à l'époque "que soit mit un terme à l’anomalie d’un secrétariat d’Etat entièrement destiné à organiser, aux frais du contribuable, la campagne législative de l’UMP".

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