Quand Eva Joly se lâche contre François Hollande

Publié à 22h24, le 25 juin 2012 , Modifié à 23h26, le 25 juin 2012

Quand Eva Joly se lâche contre François Hollande
Eva Joly, le 1er mai 2012. (Maxppp)

Et revoilà Eva Joly. Discrète depuis sa défaite à la présidentielle, l'ancienne candidate EELV n'a pas mâché ses mots contre le gouvernment.

Elle a affirmé "être vigilante sur l'avenir de la politique environnementale" estimant que des "signaux inquiétants" avaient été envoyés, notamment sur les forages en Guyane, allusion à la polémique concernant Nicole Bricq.

Cécile Duflot était chargée, par Matignon, d'en "finir avec cette polémique interne entre les Verts et le gouvernement" qui fait "mauvais genre", selon Thierry Guerrier sur Europe 1, lundi 25 juin.

  1. Une mission anti-corruption en Afghanistan pour Eva Joly

    L'ancienne candidate EELV à la présidentielle de retour sur la scène médiatique... et charge la politique environnementale du gouvernement. 

    Lors d'une conférence de presse, lundi 25 juin, elle a expliqué qu'il fallait "être sûrs" que la décision sur les forages en Guyane qui "envoie un signal inquiétant" de la part du gouvernement, n'avait pas été prise :

    sous l'injonction du lobby des pétroliers.

    Une allusion à la polémique Nicole Bricq relative aux raisons de son changement de portefeuille lors du remaniement ministériel du 21 juin 2010.

    Elle a également affirmé être : "vigilante sur l'avenir de la politique environnementale".

    Dans un communiqué, écrit alors que l'euro-députée EELV était à Rio, le week-end dernier, elle estimait que : 

    Il y a là un ensemble de présomptions menaçantes pour l'avenir des relations de partenariat entre socialistes et écologistes qui ne peuvent que réjouir la droite et les lobbies du nucléaire, du pétrole et de l'agriculture productiviste.

    Et prévient que la constitution du groupe parlementaire EELV ne doit être que le début de la coopération PS-EELV : 

    Il ne faudrait pas que l'obtention de ce groupe soit considérée comme un solde de tout compte permettant de passer l'écologie par pertes et profits.

    De son côté, Cécile Duflot, ministre du Logement et ancienne secrétaire générale du parti Verts, tentait d'éteindre la polémique "Nicole bricq" et assurait, ce lundi 25 juin, sur RTL :

    On a échangé très brièvement [avec Mme Bricq, ndlr] à l'occasion du Conseil des ministres [...]

    Elle m'a dit qu'elle avait eu une promotion.

    D'après les informations de Thierry Guerrier, dans le Buzz politique d'Europe 1, lundi 25 juin, c'est Matignon qui a demandé à la ministre du Logement d'en "finir avec cette polémique" qui fait "mauvais genre".

    La suite pour Eva Joly ?

    L'ancienne juge anti-corruption, s'est vu confier une mission sur ce thème en Afghanistan dans le cadre de l'ONU

    Elle effectuera un premier séjour à Kaboul du 7 au 20 juillet, puis à raison de 15 jours tous les trois mois, a priori pour une période de deux ans renouvelable.

    Elle explique : 

    Notre rôle sera de donner des conseils et vérifier l'avancement dans la création d'institutions capables de lutter contre la corruption.

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