Quel nouveau nom pour le Front National ?

Publié à 13h54, le 23 avril 2012 , Modifié à 13h54, le 23 avril 2012

Quel nouveau nom pour le Front National ?
Gilbert Collard et Marine Le Pen le 22 avril 2012 (Reuters)

Le Front national continue son lent processus de transformation. Il y a d’abord eu la transition père-fille, ce que les membres du FN – Gilbert Collard en tête – appellent eux-mêmes la "dédiabolisation".

A présent, le parti d’extrême-droite veut s’ouvrir à d’autres formations politiques … et envisage de changer de nom. Ultime étape pour faire oublier le FN de Jean-Marie Le Pen et apparaitre comme un parti "normal".

  1. "Nouvelle droite" au lieu de "Front national ?"

    La soirée électorale du premier tour a été marquée par le score historique du Front national : 18.1% des suffrages et plus de 6 millions de voix. Elle a surtout été l’occasion pour le parti de franchir une nouvelle étape dans sa mutation : déclaration après déclaration, ses membres ont annoncé un rassemblement en vue des législatives … et même, à terme, un changement de nom.

    Des députés au-delà du FN aux législatives - Gilbert Collard était en première ligne pour parler du FN nouvelle génération le 22 avril au soir. Le message est clair, le parti veut ouvrir ses frontières pour les législatives :

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    Il y aura un rassemblement bleu marine partout avec les gens de droite et de gauche qui ont compris que le système est fini, et qu’il faut le changer démocratiquement. 

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    Le Front national distille cette information dans les médias depuis la mi-mars, testant ainsi le nom de "Rassemblement bleu marine" pour leur alliance et espérant rallier de nouveaux volontaires. Il faut dire que pour le moment, seul le SIEL (Souveraineté, indépendance et liberté, un parti conduit par l’ancien député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux) et des "indépendants" guidés par Gilbert Collard acceptent de faire partie du nouveau front.

    Changer le nom du parti après les legislatives - Ce que le FN avance plus doucement, c’est la possibilité de changer le nom du parti lui-même. Pour Gilbert Collard, tout doit mener à cette évolution : la "dédiabolisation que [Marine] a mise en place", le rassemblement bleu marine aux législatives et – dans un dernier temps – un nouveau nom :

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     Je pense que oui, il faut changer de nom. Moi, j’en suis partisan. 

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    De son côté, Marine Le Pen prépare le terrain mais ne se montre pas aussi radicale. Le 12 avril dans une interview au Monde, elle disait ainsi:

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    On veut faire un rassemblement pour les législatives. Si c'est un succès, si cet élargissement devient une réalité, c'est une réflexion que l'on aura [revenir sur le nom Front national].

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    Quel pourrait être ce nouveau nom ? Rien de concret pour le moment, mais en écoutant bien les propos calibrés des uns et des autres, certaines idées ressortent. Gilbert Collard a ainsi lancé les prémices d’une "Nouvelle droite" :

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    Une nouvelle droite est née, une droite moderne capable d’appréhender et de régler tous les problèmes du XXIe siècle.

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