Réforme procédure pénale : Manuel Valls minimise son opposition avec Christiane Taubira et juge le débat "normal"

Publié à 08h03, le 14 août 2013 , Modifié à 10h21, le 14 août 2013

Réforme procédure pénale : Manuel Valls minimise son opposition avec Christiane Taubira et juge le débat "normal"

TOUS ENSEMBLE TOUS ENSEMBLE... - C’est "le couac" gouvernemental de l’été. La publication, par le Monde, de la lettre de Manuel Valls à François Hollande pour se plaindre du projet de réforme de la procédure pénale porté par Christiane Taubira a souligné la forte opposition entre les deux ministres .

Un débat "normal" , a aussitôt répliqué Matignon qui évoque une "phase normale d’échanges préalables aux arbitrages. 

Même son de cloche, et même vocabulaire, ce mercredi 14 août par le ministre de l’Intérieur, invité de la matinale de RTL pour s’expliquer. Et c’est sur le mode du "tout va bien Madame la Marquise" que Manuel Valls s’est justifié sur cette missive.

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Nous sommes dans un processus de discussion normal qui doit rester discret et confidentiel.

Nous avons l’obligation de travailler ensemble sous l’autorité du président de la République et du Premier ministre qui rendront les arbitrages. C’est normal que nous ayons un débat.

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"Ensemble".Un mot que Manuel Valls a répété à quatorze reprises dans cette interview comme pour mieux montrer son sens du collectif, lui le supporter du FC Barcelone.

Mais accuse-t-il la garde des Sceaux de laxisme, comme ce qui semblait ressortir de son argumentaire contre le projet de loi à venir de sa collègue ? Que nenni, répond-il.

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Jamais je n’utiliserai ce type de propos. Depuis un an, nous avons donné, avec Christiane Taubira, l’image d’une entente qui va durer car la Justice et l’Intérieur doivent travailler ensemble.

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Interrogé par l’AFP, mardi 13 août, l'entourage du ministre de l'Intérieur avait tenu à préciser que ce dernier "regrettait"la publication d'un texte qui n'avait "pas vocation"à l'être . Interrogé sur cette fuite, Manuel Valls a nié être à l'origine de cette publication.

Pour se défendre de la lettre envoyée par Manuel Valls à François Hollande, Christiane Taubira a elle aussi envoyé une missive argumentée au chef de l'Etat début août. Une lettre dans laquelle elle accuse le ministre de l'Intérieur de tomber dans l'instrumentalisation des statistiques .

 

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