Sally Chadjaa (UMP) : "Je me suis vue à travers le discours de Rama Yade, en 2007"

Publié à 19h09, le 03 août 2012 , Modifié à 17h04, le 06 août 2012

Sally Chadjaa (UMP) : "Je me suis vue à travers le discours de Rama Yade, en 2007"
Sally Chadjaa. (Capture d'écran)

Le Lab poursuite sa série consacrée aux jeunes politiques à suivre dans les prochaines années, à l’UMP et au PS.

Cinquième volet, côté UMP, avec Sally Chadjaa.

L'ancienne candidate UMP de la très médiatisée 1re circonscription de Charente-Maritime, qui a vu s'affronter, en juin dernier, Ségolène Royal et le dissident socialiste Olivier Falorni.

Si Sally Chadjaa estime qu’elle est a été un "dommage collatéral de la bataille Royal-Falorni", elle ajoute que "la droite a été pénalisée aux législatives par le fait de ne pas avoir présenté de jeunes candidats, contrairement au PS qui a beaucoup mieux réussi à prendre le virage de la jeunesse".

A 34 ans, elle est actuellement conseillère régionale de Poitou-Charentes, conseillère municipale de La Rochelle et déléguée UMP de la 1re circonscription de Charente-Maritime.

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  1. "Ceux qui travaillent plus, méritent de gagner plus"

    • > Quel est votre parcours ?

    Je suis entrée en fac de droit à La Rochelle en 1995 où j’obtiens un master de juriste européen. Je suis ensuite parti en Espagne dans le cadre d’un séjour Erasmus, en 2000. En 2001 je suis diplômé d’un master de droit européen. Je voulais travailler à la Commission européenne mais, sans piston, sans relations, je n'ai pas pu trouver de stage. J’ai collaboré un an au sein de l’Union départementale des associations familiales, puis ensuite plus rien… J’ai été au chômage pendant 8 mois, enchaînant des petits boulots pour essayer de vivre.

    C’est en mars 2004 que j’ai trouvé un boulot : le cabinet de Jean-Marie Morisset, député UMP de la 3e circonscription des Deux-Sèvres, cherchait un juriste en droit constitutionnel. J’ai sauté sur l’offre et je me suis finalement retrouvée assistante parlementaire. Encore aujourd'hui, je travaille auprès de lui.

      

    En 2008, j’ai rejoint la campagne municipale de Dominique Morvant à La Rochelle. La même année, je me suis présentée aux élections cantonales, à La Rochelle.

    En 2010, J’ai été élue conseillère régionale de Poitou-Charentes, sur la liste de Dominique Bussereau [Président du conseil général de la Charente-Maritime, ndlr]  et je suis entrée au conseil municipal de La Rochelle. Quelques mois plus tard, en octobre, je deviens délégué- responsable UMP de la première circonscription de Charente-Maritime.

    Enfin, en 2012, j’ai été la candidate investie par l’UMP lors des élections législatives à La Rochelle-Ré, face à Ségolène Royal et Olivier Falorni.

    • > Pourquoi avez-vous décidé de faire de la politique ?

    Mon travail aux côté de Jean-Marie Morrisset, qui était très juridique et qui collait à ma formation, a révélé une passion politique, lors de mes voyages à Paris, à l’Assemblée nationale.

    Mais c’est pendant le discours de Rama Yade, lors de l'investiture de Nicolas Sarkozy en 2007, que j'ai eu une révélation et que j'ai décidé de me lancer dans la politique. 

    Je me suis vu à travers le discours de Rama Yade, à servir la France, aider les citoyens. J’ai décidé de franchir le pas et donc de militer. J'ai adhéré à l'UMP peu de temps après.

    Je ne cherchais pas forcement à entrer en politique. J’ai toujours aimé faire du droit et je voulais m’orienter vers ça. Les aléas de la vie ont fait que je me suis retrouvé en politique. 

    • > Avez-vous un mentor en politique ?

    Pas un mais trois. Jean-Marie Morrisset, qui est un modèle pour moi. Il m’a toujours dit ne jamais m’arrêter sur un échec. La vie politique est fait d’échecs avant d'être faite de réussites.

    Mais aussi Rama Yade et Nicolas Sarkozy

    • > Pour vous, c’est quoi être de droite ?

    Être de droite c’est le mérite par le travail, l’activité ; Ce n'est pas le non-effort. Ce sont les valeurs de droite. Je suis pour l’équité et non l’égalitarisme, contrairement à ce que pensent ceux de gauche. Je pars du principe que ceux qui travaillent plus, doivent mériter de gagner plus.

    Niveler tout le monde comme fait le PS, je suis contre. Je ne crois pas en l’égalité et en l’assistanat. Oui, il faut aider les plus démunis mais pas sous prétexte qu’ils faut être égaux.

    • > Quelle est votre présence numérique ?

    Ca fait 3 ans que je suis sur Facebook, où j’ai un compte privé et une page officielle. Sur Twitter, je pense que ça fait 2 ans.

    Les réseaux sociaux représentent une facilité pour nouer des contact. Certaines personnes ont peur d'être abordé et peur d’être écouté par ceux qui les entourent. Je réponds à toutes les sollicitations, j’essaie de donner des rendez-vous à ma permanence, dans un café, chaque jour où je suis disponible.

    Enfin, j’ai un blog où j’ai pas mal d’articles sur des sujets particuliers. J’essaie de montrer la vie d’un élu aux personnes qui ont envie de voir.

    • > Où vous voyez dans 15 ans ?

    Je me vois au Parlement européen et à l’Assemblée nationale. Je trouve qu’être député est le plus beau mandat.

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