Ségolène Royal explique qu’elle a "un temps d’avance" sur Manuel Valls à propos de l’environnement

Publié à 09h51, le 19 janvier 2016 , Modifié à 11h06, le 19 janvier 2016

Ségolène Royal explique qu’elle a "un temps d’avance" sur Manuel Valls à propos de l’environnement
Ségolène Royal © PHILIPPE MERLE / AFP

MODESTITUDE - On connaissait depuis longtemps l’importance politique de Ségolène Royal, indispensable (selon elle-même) au gouvernement. On savait également qu’elle avait eu un temps d’avance sur les voitures électriques. On apprend désormais qu’elle a aussi "un temps d’avance" sur Manuel Valls, tout du moins en ce qui concerne l’environnement.

Interrogée sur RTL ce mardi 19 janvier à propos de son opposition au Premier ministre dans le dossier de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, l’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 explique que si Manuel Valls se trompe au sujet de la construction du nouvel aéroport de Nantes, ce n’est pas de sa faute, mais parce qu’elle comprend les enjeux plus rapidement que lui :

 

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Peut-être aussi parce que j’ai un temps d’avance sur ces sujets-là au sens où, comme tous ceux qui sont chargés de la défense de l’écologie, que ce soit au niveau national ou international on est conscient des enjeux, on est conscient des difficultés, on est conscient des rapports de force, on est conscient du chantage à l’emploi, on est conscient que c’est le laxisme qui fait que les gens pensent pouvoir tout se permettre en terme de pollution et que ceux qui subissent les pollutions souvent ne sont pas dans ce rapport de force.

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Du coup, Ségolène Royal est en mission. "Je suis en guerre pour l’environnement et pour la santé", dit-elle. Avant d’ajouter qu’elle a pour obligation de défendre les nombreuses victimes de la pollution, incapables de faire quoi que ce soit face aux puissants lobbies : "Je dois les défendre parce que ce sont des gens qui n’ont pas le pouvoir de contester, qui n’ont pas le pouvoir de se défendre par rapport à des comportements de prédateurs", affirme-t-elle.

Nous voilà rassurés.

Les bisbilles entre Manuel Valls et Ségolène Royal sont une habitude. La ministre a souvent été recadrée par son Premier ministre. On se souvient notamment de leurs désaccords sur l’autorisation du rejet de boues rouges dans les Calanques, le projet d’extension de Roland-Garros, la date de réduction de la part du nucléaire en France, la hausse des tarifs de la SNCF ou encore sur les sociétés d’autoroute.

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