Team Copé vs team Fillon : dernières stratégies de campagne

Publié à 10h57, le 12 novembre 2012 , Modifié à 11h08, le 12 novembre 2012

Team Copé vs team Fillon : dernières stratégies de campagne
(Maxppp)

POINT COUR DE RÉCRÉ - A six jours de l'élection du nouveau président de l'UMP, l'équipe Fillon ne fait plus semblant d'attaquer directement la team Copé et le camp Copé en profite pour regretter les critiques "excessives" de la team Fillon. Le Lab fait le point "fin de campagne" du 12 novembre.

> Valérie Pécresse ou le "c'est l'autre qui a commencé"

Invitée de France Info, la future secrétaire générale du parti - si François Fillon l'emporte - est revenue sur l'offensive lancée par son poulain durant le week-end contre son adversaire. "Faut-il forcément sortir les couteaux des poches ?", lui demande Raphaëlle Duchemin. Ce n'est pas lui qui a commencé rétorque, en substance, Valérie Pécresse :

N’inversons pas les rôles aujourd'hui, je crois que François Fillon a été très largement attaqué durant cette campagne ... Mais ce n’est pas le sujet, car, comme il l’a dit, il est inénervable.

Sur twitter, elle s'est également fait le relai de la #teamFillon, rappelant les attaques en question : "Hollande de droite" ou "droite molle".

@team_cope @vpecresse @jf_cope et que pensiez vous quand votre candidat assimilait #Fillonà un "Hollande de droite" ?

— François CESSE (@Francois_Cesse) Novembre 11, 2012

Le 10 novembre, dans une interview au Parisien, François Fillon a regretté le "bruit médiatique" de son adversaire, sa tentation de "cliver pendant la campagne" et sa "recherche du buzz à tout prix, en parlant par exemple de viennoiseries."

 

> Jean-François Copé ou la victimisation

Au même moment, sur RTL, Jean-François Copé a tenté, par opposition, de "refuser la moindre polémique". "Quand vous parlez de droite molle, vous parlez de qui ?", lui demande Jean-Michel Aphatie. Non, le candidat ne visera personne ... ou presque.

Je me refuse totalement à la moindre polémique.

Je n’ai pas du tout imaginé le personnaliser [François Fillon, ndlr](…) J’ai parlé d’une droite décomplexée, c’est-à-dire d’une droite qui assume d’être dans notre famille politique. Nous qui sommes irréprochables vis-à-vis du FN, nous n’allons pas tendre la deuxième joue.

Il y a parmi mes amis des gens qui ont le sentiment d’être complexés, de ne pas oser dire. (...) Je dis qu’il y en a qui sont un peu prisonniers dans la gauche bien pensante.

Et de s'attrister de l'attitude de l'équipe adverse qui"le pointe du doigt" quand lui "refuse la polémique" :

Ceux qui en cette période de campagne interne me pointent du doigt pour soutenir leur candidat, François Fillon, peut-être vont-ils un peu vite et un peu dans l’excès, surtout en cette fin de campagne.

Je ne rentrerai pas dans la polémique. Je demande qu’on respecte ma position.

> Ils sont d'accord !

Il est un point sur lequel les deux équipes se retrouvent : "deux lignes politiques" se sont bien dessinées durant la campagne. Quant à la définition de ces lignes, c'est en revanche plus conflictuel. Jean-François Copé estime ainsi être la ligne des "propositions" :

Cette campagne interne a bien révélé deux lignes politiques distinctes. D'un côté, j'avance des propositions avec une seule obsession: répondre aux préoccupations des Français. De l'autre, on critique une pseudo-droitisation (...).

Quant à l'équipe Fillon, elle estime tout autant incarner la ligne des "propositions" qui répondent "aux préoccupations des Français", comme l'explique Valérie Pécresse sur France Info :

Il y a deux lignes politiques dans cette campagne. Il y a François Fillon qui veut proposer un projet de redressement national (...), qui a fait des propositions qui répondent aux préoccupations des Français. Nous proposons, nous ne sommes pas uniquement dans la dénonciation.

Après 44 jours de campagne officielle, l'élection de celui qui prendra la tête de l'UMP, après Nicolas Sarkozy, aura lieu ce dimanche 18 novembre avec un vote des militants dans chaque fédération.

Du rab sur le Lab

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