Thierry Repentin: "Le risque existe d'un 21 avril européen, si on ne parle pas de l'Europe"

Publié à 11h27, le 09 mai 2013 , Modifié à 11h32, le 09 mai 2013

Thierry Repentin: "Le risque existe d'un 21 avril européen, si on ne parle pas de l'Europe"
Capture d'écran RTL

L'Europe risque-t-elle un "21 avril européen"? Autrement dit, une montée très forte des extrêmes aux élections européennes de mai 2014. Interrogé à ce sujet sur RTL ce 9 mai, à l'occasion de la journée de l'Europe, Thierry Repentin, le ministre délégué aux affaires Européennes, est circonspect.

"Je ne pense pas qu'il y aura un 21 avril européen. Mais, le risque existe, si on ne parle pas de l'Europe."

Pour contrer cette menace, Thierry Repentin croit à la pédagogie:

"Le rôle du ministre des affaires européennes, c'est d'aller en région pour parler aux élus, pour parler aux citoyens, pour leur dire qu'aujourd'hui (...), on ne fait plus de grandes infrastructures, de grands travaux, s'il n'y a pas des subventions de l'Europe."

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, avait dit craindre, dans une interview au Monde le 25 avril, la perspective d'un "21 avril européen"

"Pour nous, le 21 avril [2002, avec l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle] ne doit pas être qu'un souvenir mais une inquiétude pour l'avenir : ce que je crains le plus, ce n'est pas l'abstention, c'est un 21 avril européen."

Marine Le Pen a, pour sa part, prédit le 4 mai que le Front national "arrivera en tête des élections européennes" de 2014, rapporte l'AFP.

"J'en veux pour preuve les résultats absolument spectaculaires de nos amis du Ukip en Grande-Bretagne qui, dans les municipalités où il se sont présentés, ont fait en moyenne 25 % des voix"

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