Tireur de Libération : Bruno Gollnisch vise ses origines, Louis Aliot regrette qu'on ne parle pas assez de ses liens avec l'ultragauche

Publié à 12h47, le 21 novembre 2013 , Modifié à 12h52, le 21 novembre 2013

Tireur de Libération : Bruno Gollnisch vise ses origines, Louis Aliot regrette qu'on ne parle pas assez de ses liens avec l'ultragauche
Image du tireur issue d'une caméra de vidéosurveillance de la RATP (Maxppp).

Alors que l'identité du tireur présumé de Libération est désormais connue, l'eurodéputé Front national Bruno Gollnisch n'a eu qu'une seule réaction sur Twitter : viser les origines algériennes d'Abdelhakim Dekhar, qu'il rebaptise d'ailleurs "Bekhar" au passage.

Bruno Gollnisch a en effet estimé que cette affaire révélait un "condensé de nos carences" telle qu'une "nationalité trop facilement accordée".

La suppression du droit du sol un des éléments clefs du programme du Front national, tout comme l'alourdissement des conditions de naturalisation et l'interdiction de la double nationalité. Abdelhakim Dekhar est pour sa part né en Moselle en 1965 de parents Algériens. Il a 28 ans lorsqu'il s'associe aux futurs meurtriers Florence Rey et Audry Maupin.

De son côté, Louis Aliot insiste sur un autre aspect du profil d'Abdelhakim Dekhar : l'ultragauche. En 1994, c'est dans des réunions de groupuscules d'extrême gauche qu'il rencontre le duo Rey/Maupin.

Le vice-président du Front national estime que cet élément est passé sous silence :

Et sous-entend, en retweetant un internaute, qu'il n'en aurait pas été autant si le tireur avait été d'extrême droite :

Lors de son procès en 1998, Abdelhakim Dekhar a tenté de persuader la cour qu'il était en fait un espion, agent en mission de la Sûreté militaire algérienne, chargé d'infiltrer les milieux autonomes pour débusquer des intégristes. La justice a quant à elle conclu à des "tendances affabulatoires et mythomaniaques".

Le profil et les motivations d'Abdelhakim Dekhar, avec quinze années de plus, ne sont pas encore connues. Les lettres retrouvées dans l'appartement où il résidait évoquent de manière confuse un "complot fasciste", "le capitalisme", "la gestion des banlieues" et accuse les médias de participer à la "manipulation des masses".

Selon les informations d'Europe 1, les écrits de Dekhar sont très confus. Un enquêteur parle de "charabia plutôt délirant", évoquant "la Syrie, la Libye, la situation dans le monde arabe", sans que cela ressemble à une revendication ou à une explication politique.

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