Une députée cite Star Wars pour critiquer la prolongation de l’état d’urgence : "Ainsi s’éteint la liberté, sous une pluie d’applaudissements"

Publié à 07h43, le 20 novembre 2015 , Modifié à 07h43, le 20 novembre 2015

Une députée cite Star Wars pour critiquer la prolongation de l’état d’urgence : "Ainsi s’éteint la liberté, sous une pluie d’applaudissements"
Isabelle "Padmé Amidala" Attard. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

"AINSI S'ÉTEINT LA LIBERTÉ" - Elle fait partie de la toute petite minorité de députés (6 sur 577) qui ont voté contre la prolongation et le renforcement de l’état d’urgence, jeudi 19 novembre à l’Assemblée nationale. Isabelle Attard, qui appartient au groupe écologiste, s’est ainsi opposée au projet de loi du gouvernement, porté par Manuel Valls, prolongeant l’état d’urgence et modifiant très significativement la loi de 1955 qui encadre ce régime d’exception.

Interpellée sur Twitter par un internaute qui la compare à la princesse Amidala de Star Wars (interprétée à l'écran par Natalie Portman), opposée dans la célèbre saga de science-fiction au vote des pleins pouvoirs par le Sénat intergalactique à celui qui va devenir l’Empereur, le grand méchant de la série, Isabelle Attard répond en citant une citation de la princesse en question, s’inquiétant de ce vote "démocratique" réduisant les libertés. Elle écrit :

"

Ainsi s’éteint la liberté, sous une pluie d’applaudissements.

"

Et la députée d’ajouter que cela est "encore plus vrai aujourd’hui que pour le projet de loi renseignement". Un texte voté le 5 mai 2015 à l’Assemblée nationale et qui faisait suite aux attentats perpétrés à Paris en janvier et pour lequel Isabelle Attard avait déjà voté contre.

Voici le passage de Star Wars que cite la députée :

Isabelle Attard est, avec les socialistes Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan et Gérard Sébaoun, les écolos Sergio Coronado et Noël Mamère, l’une des rares parlementaires à s’être opposée à la prolongation de l’état d’urgence.

#Le contenu du projet de loi adopté

Le projet de loi, qui actualise la loi de 1955 sur l'état d'urgence, prévoit notamment l'élargissement des assignations à résidence et la dissolution de groupes radicaux chapeautant des mosquées et des lieux de prières extrémistes. D'autres mesures importantes ont été ajoutées dans l'hémicycle, comme le possible recours au bracelet électronique pour certains assignés à résidence, ou le possible blocage de sites internet par le gouvernement.

Le projet de loi, qui proroge l'état d'urgence en métropole et outre-mer jusqu'à fin février, devrait être voté conforme vendredi au Sénat, entraînant son adoption définitive.

Tous les groupes politiques ont soutenu le texte porteur d'un "équilibre efficace et juste", selon Pascal Popelin (PS), et de "réponses urgentes et immédiates", d'après Eric Ciotti (Les Républicains).

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