Une députée LREM appelle à "boycotter Les Inrocks" après leur tweet sur Manuel Valls et l'alcool

Publié à 11h13, le 06 janvier 2018 , Modifié à 12h02, le 07 janvier 2018

Une députée LREM appelle à "boycotter Les Inrocks" après leur tweet sur Manuel Valls et l'alcool
L'élue macroniste Anne-Christine Lang à l'Assemblée nationale © JACQUES DEMARTHON / AFP

THAT ESCALATED QUICKLY - Le community manager des Inrocks ne s'attendait sans doute pas à un tel retentissement en tweetant une photo de Manuel Valls buvant un verre de vin pour illustrer un article sur les "dommages génétiques irréversibles" liés à l'alcool. Une bonne grosse provoc' qui a ulcéré l'ancien Premier ministre, vendredi 5 janvier, l'intéressé exigeant "une explication rapide" pour cette publication qui "dépasse toutes les bornes". Et les justifications du magazine, défendant une démarche purement "humoristique", n'ont pas franchement calmé les esprits. 

Car plusieurs élus sont venus à la rescousse de Manuel Valls, aujourd'hui soutien d'Emmanuel Macron et député apparenté au groupe La république en marche à l'Assemblée nationale. Et notamment Anne-Christine Lang, députée LREM de Paris. Celle qui avait précédemment siégé à l'Assemblée sous les couleurs socialistes en tant que suppléante de Jean-Marie Le Guen a vivement réagi à ce tweetclash de la nouvelle année, faisant le lien avec la une très polémique que le magazine avait consacrée à Bertrand Cantat et appelant carrément à "boycotter Les Inrocks". "Les Inrocks persistent dans l'abject", a-t-elle ainsi écrit, elle aussi sur Twitter, samedi 6 janvier :

Juliette Méadel, ancienne secrétaire d'État du quinquennat Hollande et proche de Manuel Valls, a également fait le lien avec la une sur Cantat, jugé ce tweet sur l'ex-Premier ministre "insultant et débile" et demandé "des excuses" de la part des Inrocks :

Voici le tweet de la colère publié par Les Inrocks vendredi et l'échange qui s'en est suivi avec Manuel Valls :

Dans l'article, il n'est pourtant ni question de l'ancien Premier ministre, ni de toute autre personne nommément qui pourrait être victime des dommages de l’alcoolisme. En quelques heures, ce tweet trollesque a été partagé près de 3.000 fois.

Pour rappel, la loi française reste sujette à interprétation en ce qui concerne les appels au boycott.

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