Valls, Vallaud-Belkacem, Touraine, Wauquiez : le multiplex politique du dimanche 29 septembre

Publié à 19h05, le 29 septembre 2013 , Modifié à 21h07, le 29 septembre 2013

Valls, Vallaud-Belkacem, Touraine, Wauquiez : le multiplex politique du dimanche 29 septembre

MULTIPLEX - Quatrième épisode de la saison II du multiplex politique sur Le Lab. Au programme de ce dimanche, la question des Roms, le travail du dimanche et le budget 2014. 

Sont invités des différentes antennes : Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, sur BFM TV, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement et ministre des droits des femmes, sur France Inter, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, sur France 5, et Laurent Wauquiez, député-maire du Puy-en-Velay, sur RTL.

Le Lab vous propose des "morceaux choisis" au fur et à mesure de la soirée.

 
>> FRANCE 5 : Marisol Touraine
#TRAVAIL LE DIMANCHE 

Le gouvernement va se saisir de la question du travail dominical. C'est la ministre des Affaires sociales et de la Santé qui l'assure et annonce que Jean-Marc Ayrault réunirait lundi "les ministres concernés."

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Le Premier ministre doit réunir demain les ministres concernés pour voir comment faire éventuellement évoluer les choses. A l'évidence le statu quo n'est pas tenable.
 
 
Le Premier ministre réunira demain matin autour de lui un certain nombre de ministres pour que puisse s'engager une discussion sur cette question mais en gardant à l'esprit que l'intérêt des salariés reste de préserver le droit à un repos dominical.

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Ce dimanche, quatorze magasins ont ouvert malgré l'interdiction. La ministre a estimé qu'on "ne peut pas accepter que des entreprises ne respectent pas des décisions de justice." La législation sur le travail dominical en France concentre de nouveau les critiques suite à un jugement enjoignant, Castorama et Leroy Merlin de ne plus ouvrir leurs magasins franciliens le dimanche.
 

 

#ROMS
 
Interrogée sur la polémique de la semaine, Marisol Touraine a tenu la ligne du gouvernement, déjà exprimée par Najat Vallaud-Belkacem. Avec deux mots clés : fermeté et humanité. 
 
La ministre des Affaires sociales a néanmoins pris des distances avec les mots utilisés par Manuel Valls : 

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On peut discuter des mots qui ont été employés par Manuel Valls, je n'aurai pas employé les mêmes mots, mais la réalité de la politique que nous menons c'est une politique équilibrée. 

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Manuel Valls ne serait-il pas de gauche, comme l'on laissé entendre certaines critiques venues de son camp, comme celles d'Henri Emmanuelli ? Absolument pas, répond Marisol Touraine, récusant une forme de caricature : 

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Moi je ne considère pas qu'il y ait au gouvernement des gens qui ne soient pas de gauche. Ne comptez pas sur moi pour critiquer un collègue du gouvernement. Je trouve invraisemblable que l'on ramène la politique que nous menons à une simple politique sécuritaire ou sociale

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Mais elle a surtout voulu rappeler que le gouvernement n'est ni dans le tout sécuritaire, ni dans le tout social :

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La politique du gouvernement elle n'est pas tout sécuritaire ou tout social. Nous devons avoir une politique équilibrée et c'est ce que nous faisons. La clé du problème se situe à l'évidence du côté de la Roumanie, à offrir de bonnes conditions pour ces populations. 

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>> BFM TV : Manuel Valls
 
#ROMS
Sur les Roms, Manuel Valls a jugé les critiques de sa collègue Cécile Duflot "insupportables". [A LIRE ICI
 
 
 
#TRAVAIL LE DIMANCHE 

Pour lui, c'est une "usine à gaz". Voilà le qualificatif utilisé par Manuel Valls pour évoquer la loi Mallié, encadrant le travail dominical. Le gouvernement français va engager une concertation là dessus et tenir une première réunion lundi à Matignon. 

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C'est une usine à gaz. Donc il y a une concertation qui est nécessaire. Je crois que Sylvia Pinel et Benoit Hamon se sont exprimés en ce sens. 

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A titre personnel, le ministre de l'Intérieur s'affirmer pragmatique et pense que chaque région à ses spécificité, laissant entendre qu'il est favorable dans certains cas au travail dominical. 

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Il faut regarder les choses de manière pragmatique. Je me rappelle que tous les élus de la région de Lyon étaient opposés à l'ouverture le dimanche. Je regarde la réalité de la région parisienne, il y a des pratiques, des modes de vie, qui font que les citoyens d'Evry consomment beaucoup le dimanche. 
 

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En revanche, il a fustigé les quatorzes enseignes qui ce dimanche ont bravé la loi ouvrant malgré l'interdiction. 

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Disons clairement les choses : la loi existe, il faut faire respecter la loi, il n'est pas normal qu'on s'affranchisse de la loi. La législation qui émane de la majorité précédente, la loi Mallié, est incohérente.
 

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J'imagine que la volonté du Premier ministre c'est de mettre de l'ordre. 
 

 
>> FRANCE INTER : Najat Vallaud-Belkacem
 
 

#TRAVAIL LE DIMANCHE 
 
Si Manuel Valls parle d'"usine à gaz" et Marisol Touraine d'un "statu quo pas tenable", la porte-parole du gouvernement apporte des nuances. Pour elle, le gouvernement est "extrêmement attaché à la pause dominicale" et doit veiller à ce que la pression ne soit pas trop forte sur les salariés ne souhaitant pas travailler ce jour là.

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Nous, nous sommes extrêmement attachés à la pause dominicale. Nous sommes extrêmement attachés à ce que le code du travail puisse poser des garde-fous qui évitent de mettre la pression sur les salariés. 
 
(...) 
 
Parce que pour les quelques salariés qui diront leur consentement à travailler le dimanche ... vous imaginez que si on ouvre trop la porte il y aura beaucoup de salariés sur lesquels sera mis une pression très forte pour qu'ils acceptent de travailler le dimanche.

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La ministre des droits des femmes pose la question des exceptions et rappelle que le gouvernement va se saisir de la question notamment pour mettre de l'ordre dans une "confusion" créé selon elle par la loi Mallié, voté par la majorité précédente :

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Toute la question c'est le régime de ces exceptions, qui a notamment été défini par une loi, la loi Mallié, qui a créé beaucoup de confusion. C'est pour cela qu'on se retrouve dans ces situations. Nous avons décidé de reprendre ce travail.  

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#PMA
 

Repoussée à plusieurs reprises, la législation sur la PMA devra attendre l'avis, en avril, du comité national d'éthique. Interrogée à ce sujet, Najat Vallaud-Belkacem a assuré qu'elle était "personnellement" favorable à l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples homosexuels. Mais en rappelant que le gouvernement attendra l'avis du CCNE pour prendre sa décision : 

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Oui à titre personnel, et on attendra que le conseil d'éthique rende son avis sur ce sujet. Mais pour moi au fond, à partir du moment où on estime qu'un couple de même sexe est légitime à faire couple, à faire famille, il n'y a pas de raison à leur interdire l'accès à une possibilité qui existe déjà pour les couples hétérosexuels. Et qui est déjà encadrée. 

"

 
Et si le conseil consultatif national d'éthique refuse, le gouvernement fera-t-il machine arrière ? La porte-parole ne peut répondre et renvoie la balle au chef de l'Etat qui, si le cas se présente, devra trancher.

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Je ne préjuge en rien de l'avis du conseil d'éthique et donc de ce que va faire le gouvernement ensuite. (...) C'est François Hollande qui prendra cette décision. 

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>> RTL : Laurent Wauquiez
 
#ROMS 
 

Laurent Wauquiez, député UMP, "apporte son soutien à Manuel Valls, sans aucun état d'âme", assure-t-il sur RTL. L'un des vice-président de l'UMP se met sur la même ligne que le ministre de l'Intérieur, qui affirmait que les Roms avait majoritairement "vocation à quitter le pays". 
 
En même temps, Laurent Wauquiez dénonce le mutisme du chef de l'Etat sur ce sujet : 

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On a tous ces membres du gouvernement qui y vont depuis dix jours de leurs petites phrases et on a juste un silence glorieux de François Hollande sur cette question.

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Sur les désaccords entre Manuel Valls et certains de ses collègues du gouvernement, comme Cécile Duflot, Pascal Canfin ou Benoit Hamon, le député du Puy-en-Velay parle de "scènes de ménage" : 

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Ce que moi je trouve insupportable, c'est le déballage des scènes de ménage du gouvernement sur la place publique. Il y a un moment où il faut que ça s'arrête. Il y a un grand absent dans ce sujet, c'est François Hollande.
 
Si on est dans cette situation c'est parce qu'on a un président de la République qui manque singulièrement d'autorité sur les débats internes de son gouvernement.

"

 
#DEPENSES SOCIALES
 
 
"L'assistanat est un cancer". Cette petite phrase de Laurent Wauquiez l'avait mis sur le devant de la scène en 2011, déclenchant de nombreuses réactions.
 
Cette fois, sur les dépenses sociales, le député UMP a dénoncé un système "miné par le tout gratuit" et demandé la création d'un "coupon" forfaitaire pour la CMU. 

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Si on veut baisser la dépense publique en France il faut revenir sur un certain nombre de sujets politiquement corrects tabous. Le sujet majeur, c'est la conception de la dépense sociale (...) La dépense sociale française est minée par le tout gratuit.

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Mais qu'est le "tout gratuit" de Laurent Wauquiez ? Il cite certaines des aides : 
 
> la CMU 
> l'aide médicale d'Etat
> la caution universelle de logement
> le système de tiers payant

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Tout ce système qui fait que vous avez accès à la protection sociale sans qu'il n'y ait aucune forme de responsabilisation.

"

 
 
 

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