Vél d’Hiv : François Hollande se démarque de François Mitterrand et rend hommage à Jacques Chirac

Publié à 10h09, le 23 juillet 2012 , Modifié à 12h13, le 23 juillet 2012

Vél d’Hiv : François Hollande se démarque de François Mitterrand et rend hommage à Jacques Chirac
François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. (Montage Le Lab)

DISCOURS - Lors d’une cérémonie organisée à Paris dimanche 22 juillet pour le 70e anniversaire de la rafle, François Hollande a reconnu à nouveau le rôle de l’État Français dans la rafle du Vél d’Hiv. "Un crime commis en France par la France", a-t-il dit.
 
Le président se démarque donc de François Mitterrand qui avait, lui, refusé toute "repentance" et rend ainsi hommage à Jacques Chirac, premier à avoir reconnu la responsabilité de la France dans la rafle du Vélodrome d’Hiver.

Nicolas Sarkozy s'était rendu au mémorial de la Shoah lors du 65ème anniversaire mais n'avait pas fait de discours.

 
Le Lab vous propose de lire et d’entendre les propos exacts des quatre derniers présidents.

  1. Ce qu'ont exactement dit Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande sur le Vél d’Hiv

    Sur Ina.fr

    La vérité c’est que la police française, sur la base des listes qu’elle avait elle-même établies, s’est chargée d’arrêter les milliers d’innocents pris au piège le 16 juillet 1942.

    François Hollande avait rendez-vous place des Martyrs, à Paris, dimanche 22 juillet, lors de la cérémonie organisée pour le 70e anniversaire de la rafle du Vél d’Hiv.

    Le 16 et 17 juillet 1942, 13.152 Juifs, dont plus de 4.000 enfants, étaient arrêtés chez eux pour être transférés au Vél d’Hiv, avant d’être emmenés dans des camps pour y être "assassinés".

    François Hollande a poursuivi :

    La vérité, c’est que la gendarmerie française les a escortées [les 13.152 juifs] jusqu’aux camps d’internement.

    La vérité, c’est que pas un soldat allemand, pas un seul, ne fut mobilisé pour l’ensemble de cette opération.

    Passage à voir à partir de 6'20 : 

    Nicolas Sarkozy n’avait pas fait de discours à l’occasion du 65ème anniversaire. Mais il s’était rendu au mémorial de la Shoah, le 20 juillet 2007, et avait déclaré :

    Jacques Chirac a dit ce qu'il fallait dire et je pense qu'il n'y a rien à retrancher et rien à rajouter au très bon discours qu'il avait fait à l'époque.

    Le 16 juillet 1995, à l'occasion des cérémonies commémorant le 53ème anniversaire de la rafle du Vél d'Hiv, Jacques Chirac a pour la première fois reconnu la responsabilité de l'état français dans la déportation et l'extermination de juifs durant la seconde guerre mondiale :

    La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable.

    Oui la folie criminelle de l'occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l'Etat français.

    Le 16 juillet 1992, François Mitterrand avait, lui, déclaré :

    L'Etat Français n'existe pas mais il y a la République dont la première action a été de reconnaître que les juifs étaient français.

    La République a fait ce qu'elle devait faire.

    En 1940, l'Etat Français c'était le régime de Vichy ce n'était pas la République. A cet Etat on doit demander des comptes... La résistance s'est fondée sur la non reconnaissance de l'Etats Français

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