Affaire Bygmalion : Bernard Debré ne veut pas d'un parti "qui sentirait le moisi" et demande aux "sales" de s'en aller

Publié à 08h04, le 21 mai 2014 , Modifié à 08h09, le 21 mai 2014

Affaire Bygmalion : Bernard Debré ne veut pas d'un parti "qui sentirait le moisi" et demande aux "sales" de s'en aller
Bernard Debré sur i>Télé le 20 mai 2014. © i>Télé

MOISI - Il demande à son parti des explications depuis les révélations de Libération sur l'agence Bygmalion et ses *grosses* factures pour l'UMP. Invité de i>Télé le 20 mai au soir, le député de Paris Bernard Debré va plus loin en disant refuser "un parti qui sentirait le moisi" et en demandant à ce que les responsables, "sales, tachés", s'en aillent :

Je voudrais que la vérité éclate, on ne peut pas rester dans un parti politique avec ce qui se passe, ces histoires d’argent, éventuellement ces histoires de fausses factures. Il faut que toute la direction s’exprime.

Le médecin de profession se dit "très mal à l'aise" face à des soupçons de "fuites" et "d'argent maquillé" :

Je fais de la politique car je veux servir mon pays et je ne veux pas servir mon pays dans un parti qui sentirait le moisi. (...) Dans les semaines qui viennent, on veut avoir les comptes et les explications de tout le monde.



Ceux qui sont responsables doivent s'en aller. Il faut qu'on soit propre ! Ceux qui sont sales, tachés, devront rendre des comptes et s’en aller.

Selon Libération, l'UMP a payé près de 20 millions d'euros entre janvier et juin 2012 à la société de communication Bygmalion, proche de Jean-François Copé, pour des prestations parfois bien difficiles à retrouver, parfois surfacturées.

Le patron de l'UMP a promis des explications pour après les européennes, qui doivent se tenir ce 25 mai. Il a expliqué avoir lui-même des "interrogations", renvoyant implicitement la responsabilité à Nicolas Sarkozy et à la campagne présidentielle.

Un autre député UMP, Lionel Tardy, s'est rapidement exprimé, estimant que Jean-François Copé n'avait "plus rien à faire" à la tête du parti.

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