De nouvelles révélations de factures visent François Fillon : 300.000€ payés par l'UMP pour des frais de déplacement entre 2009 et 2010

Publié à 07h24, le 23 juillet 2014 , Modifié à 07h24, le 23 juillet 2014

De nouvelles révélations de factures visent François Fillon : 300.000€ payés par l'UMP pour des frais de déplacement entre 2009 et 2010
François Fillon en déplacement officiel dans le Var, en 2007. © Maxppp
Image Delphine Legouté


Dans le grand déballage de factures à l'UMP, je demande (de nouveau) François Fillon. Valeurs actuelles chiffre ce 23 juillet à près de 300.000 euros les frais d'avion privé payés par l'UMP entre 2009 et 2010 pour celui qui était alors Premier ministre. Des déplacements coûteux particulièrement pendant les régionales, lorsque le chef du gouvernement faisait campagne pour son parti.

Un parti qui s'avère, au fil du déballage, peu regardant sur les frais à assurer pour ses responsables en représentation. Entre 2006 et 2007, comme l'a montré le Lab, François Fillon député pouvait déjà bénéficier d'un hélicoptère privatif pour ses déplacements au titre de l'UMP, le parti ayant pu payer jusqu'à plus de 14.000 euros pour un trajet Biarritz - Madrid - Paris.

L'ancien Premier ministre a aussitôt réagi par communiqué à cette publication de Valeurs actuelles :

En tant que Premier ministre, comme la loi l'exige de chaque membre du gouvernement, tous mes déplacements de nature politique réalisés au profit de l'UMP étaient financés par l'UMP. Pour des raisons de sécurité et de réactivité, l'usage d'avions privés s'est souvent imposé. Ce fait est parfaitement connu, régulier et ne devrait prêter à aucune controverse.

Ces nouvelles factures viennent s'ajouter aux notes de téléphone de Rachida Dati, à la prise en charge des déplacements en avion de l'épouse de Jean-François Copé lorsqu'elle l'accompagnait en représentation, à son statut de collaboratrice parlementaire pour son mari ou encore à des salaires controversés au siège de l'UMP. Des révélations qui avaient jusqu'ici été perçues, notamment par Rachida Dati, comme émanant du camp filloniste. Le tout sur fond d'une dette estimée à près de 74 millions d'euros et à quelques mois d'une nouvelle élection à la tête du parti.

Du rab sur le Lab

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