Les petits commentaires acides de Thierry Mandon sur ses amis du gouvernement

Publié à 20h45, le 22 juillet 2014 , Modifié à 20h48, le 22 juillet 2014

Les petits commentaires acides de Thierry Mandon sur ses amis du gouvernement
Thierry Mandon © MaxPPP

Tiens, un peu plus d’un mois après son entrée au gouvernement, Thierry Mandon semble trouver ses marques – et donc commencer à un peu balancer auprès des journalistes sur ses amis du gouvernement. 

Le Canard Enchaîné du 23 juillet fait ainsi état d’un dîner du secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification, mi-juillet, avec certains membres de l’Association de la presse présidentielle. Et alors là, Thierry Mandon, membre discret du gouvernement Valls, s’est laissé aller.

Voici par exemple comment il parle d’Arnaud Montebourg, le très présent ministre de l’Économie, dont on apprend qu’il énerve pas mal son homologue de l’Écologie :

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Il s’agite et il veut apparaître comme le numéro 2 du gouvernement. Ca irrite beaucoup de monde, dont Ségolène Royal. Elle va réagir.


Étonnant que personne ne l’ait engueulé et même pas recadré après son grand discours de Bercy.

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Oh mais Arnaud Montebourg n’est pas le seul à avoir son commentaire. Ainsi apprend-on que Christiane Taubira pense à laisser la place Vendôme :

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Elle est vraiment tentée de quitter le gouvernement.

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Voilà qui corrobore les déclarations de la garde des sceaux, dimanche 29 juin, sur le plateau du Supplément de Canal+. La ministre de la Justice avait revendiqué son droit à "avoir le blues".

Comparativement, François Hollande et Manuel Valls s’en sortent plutôt bien. Bon, d’accord, pour le premier, Thierry Mandon souligne quand même qu’il "subit un vrai isolement à l’Élysée" et que "le 14 juillet, il n’a rien dit". Quant au second, on voit ce qui frappe le secrétaire d’État qui, s’il loue l’efficacité du Premier ministre, estime aussi que "son but unique, à Valls, c’est de se retrouver avec un bilan à mettre en avant quand il rendra les clés de Matignon".

Et pour finir, Thierry Mandon parle du Sénat qui, il en est sûr, la gauche va perdre à l’occasion des prochaines élections, en septembre. La preuve selon lui ? "Personne n’est candidat à gauche pour succéder à la présidence de Jean-Pierre Bel. Si la gauche avait la moindre petite chance, on aurait déjà tout un tas de candidats socialistes", explique-t-il. CQFD. 

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